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Le Tribunal de grande instance de Diourbel siégeant en chambre criminelle a jugé et condamné à 7 années de travaux forcés Diouldé Faye. Cette dernière a été reconnue coupable d’avoir commis un infanticide.

«Je m’excuse sur le fait commis et demande pardon». En prononçant cette dernière volonté avant que le Tribunal ne se retire pour délibérer, Diouldé Faye ne savait sans doute pas qu’elle venait de reconnaître en partie les faits à lui reprochés. Le 30 mars 2015, les éléments de la brigade de gendarmerie de Baba Garage ont été saisis au téléphone par une source anonyme pour les informer qu’un infanticide aurait été commis par la nommée Diouldé Faye.
Après s’être transportés sur les lieux, les enquêteurs ont découvert un corps sans vie en état de décomposition. L’enfant était enterré dans les toilettes. Les hommes en bleu aidés par les sapeurs-pompiers ont exhumé le corps du nouveau-né.
Appelée hier à s’expliquer sur son acte, Diouldé Faye a réfuté la thèse de l’infanticide. Le regard que la société allait poser sur elle après sa deuxième grossesse contractée hors mariage a poussé sans nul doute Diouldé Faye à attenter à la vie de son bébé. La native de Tounghor, département de Bambey, arrondissement de Baba Garage avait hier du mal à s’expliquer sur son geste.
Bientôt la quarantaine, Diouldé Faye a comparu hier devant le Tribunal de grande instance de Diourbel siégeant en chambre criminelle pour répondre des accusations d’homicide volontaire commis sur un nouveau-né. L’enfant de sexe masculin conçu lors d’une relation adultérine n’aura pas survécu. La maman aurait mis fin à sa vie. Une thèse défendue par Senghor Ba et ses deux femmes qui avaient comparu comme té­moins. Ce que Diouldé Faye a catégoriquement nié à la barre du Tribunal. Elle a battu en brèches toutes les accusations portées contre elle  mais c’était sans compter avec les juges qui l’ont reconnue coupable et condamnée à sept années de travaux forcés.
Son avocat Serigne Diongue n’a pas pu la tirer d’affaires.  Sa cliente, qui est sous mandat de dépôt depuis le 02 avril 2015, devra encore patienter 5 années encore. Le ministère public avait auparavant demandé une peine de 10 années de travaux forcés.
badialo@lequotidien.sn

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