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Lors de son 3ème congrès, l’Ois a critiqué la politique éducative du régime. Elle dénonce les retards liés au paiement des rappels dus aux enseignants, la non-publication des actes d’avancement et la situation des enseignants.

L’Organisation des instituteurs du Sénégal (Ois) a organisé hier son 3ème congrès ordinaire qui a mobilisé les enseignants, venus des 45 départements du pays. Hamidou Ba, son secrétaire général, savoure cet instant après avoir réglé ses comptes avec ses détracteurs : «On nous avait toujours contesté lorsque qu’on avait pris les rênes de ce syndicat. On avait même gelé nos comptes. Aujourd’hui, le verdict est tombé et nous avons gagné le procès. Cela n’a pas été facile.» Alors que les enseignants se félicitent de l’octroi d’un Grand prix du chef de l’Etat pour l’enseignant, l’Ois préfère parler de questions plus urgentes. «Le chef de l’Etat a décerné un Grand prix pour l’enseignant, mais je dirai que nous n’avons pas besoin de grand prix, mais plutôt de petits prix qui sont nos arrêtés, nos actes, et nos rappels», soutient le secrétaire général de l’Ois.
Ragaillardi par la présence de ses camarades, M. Ba interpelle le chef de l‘Etat : «Je lui dis de ne pas faire moins que ses prédécesseurs à l’image du Président Diouf. Notre secteur est mort, personne encore moins les autorités ne veulent que ce secteur sorte des difficultés. Les enseignants sont dans la galère et vivent de façon misérable», persiste-t-il. Il ajoute : «Cela fait plus de trois mois que nos rappels sont gelés alors que les autorités veulent faire émerger ce pays. Nous sommes désolés de le leur dire, mais ce n’est pas de cette façon que le Président Macky Sall va faire émerger le pays. 2017 et 2018 sont des années d’incertitude parce que le système éducatif est négligé par nos gouvernants alors que c’est nous qui formons les futurs dirigeants du pays.»  Bien entendu…
latifmansaray@lequotidien.sn

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