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Ancien ministre de la Recherche scientifique, député-maire de Sédhiou, Balla Moussa Daffé est une légende vivante après qu’il a été choisi comme le parrain du nouveau lycée de Sédhiou.

Le nouveau lycée de Sédhiou porte le nom de Balla Moussa Daffé. Le décret qui officialise cet acte a été signé le 9 septembre 2019 par le président de la République. Très ému par cette distinction, l’ancien député-maire de la capitale du Pakao a assisté au baptême dans l’enceinte de cet établissement de la commune de Sédhiou. Présidée par le gouverneur Habib Léon Ndiaye, la cérémonie qui coïncide avec la 80ème année de naissance du parrain a drainé du monde. C’est d’ailleurs le souhait de son initiateur qui a voulu lui conférer un cachet communautaire. L’homme a eu «un brillant parcours académique et une riche carrière professionnelle et politique». «Mon nom, ainsi immortalisé, est désormais gravé à jamais dans le registre des honneurs et des reconnaissances de la République», se félicite Balla Moussa Daffé. Il soutient avoir eu plusieurs distinctions dans sa vie, mais celle-ci «est la plus haute, la plus glorieuse et la plus prestigieuse».
Le compagnon de Robert Sagna semble bien interpréter le sens pédagogique de cette distinction qu’il appréhende comme «un challenge, le dernier combat d’une vie pleinement remplie». Il dit mesurer «l’ampleur des défis à relever et la responsabilité» qui pèse sur lui afin de servir «utilement sa communauté dans cette nouvelle station». Touché par des témoignages «éloquents» de ses proches «Balla» ou «Diamdé», comme l’appellent ses intimes, s’engage «à assumer pleinement cette nouvelle responsabilité avec l’accompagnement de ma famille, mes amis, les institutions républicaines et surtout avec tous les segments de la communauté éducative». Il a servi aux élèves une leçon de vie en leur demandant de vaincre «la maladie de la paresse intellectuelle», favorisée par les Tic. «Elle s’attaque à votre intelligence qu’elle corrompt et vous détourne vers la perversion», prévient Pr Daffé.
Nostalgique du bon vieux temps, il affirme que «force est de reconnaître que l’éducation traditionnelle, malgré son importance et son utilité, se trouve fortement concurrencée par la révolution technologique».
L’institution des cours de citoyenneté sur les principes de vie tels que «l’amour de soi, la fierté de soi et la confiance en soi reste la recette miracle», pour «approfondir la réflexion sur la démarche pédagogique pour mieux prendre en charge les élèves et les aider à se départir de la paresse intellectuelle».
Aujourd’hui, l’ambition de l’ex-ministre de la Recherche scientifique est de transformer le lycée Balla Moussa Daffé en un établissement «d’excellence à vocation scientifique». Il promet alors de mettre à contribution «ma famille, notamment mes enfants et mes relations». Que conseillez-vous alors au corps professoral et à l’administration pour y arriver ? «Envers eux (les élèves), ne soyez pas seulement des enseignants, soyez également et surtout des éducateurs, car la mondialisation qui a fini de s’installer partout, telle une médaille, a aussi ses revers. Les technologies de l’information et de la communication font que les connaissances circulent à grande vitesse, ce qui fournit de grandes opportunités, mais véhiculent également des menaces pour cette jeunesse. C’est dire que désormais les élèves sont exposés aux pseudo-savoirs, aux fake news, aux tentations et contre-modèles venus d’ailleurs par les autoroutes du numérique. S’il en est ainsi, votre sens de l’anticipation et vos réflexes de pédagogues aguerris pourraient constituer des remparts déterminants contre les lignes déviationnistes et dépravatrices qui bouleversent les institutions familiales et sociales, voire scolaires et universitaires», dit-il.

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