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Cheikh Mbow, Coordonnateur national de la Cosydep.

Des syndicats d’enseignants, associations de parents d’élèves et Ong travaillent pour un nouveau partenariat. Ces deux types d’organisations, qui veulent changer de paradigmes et constituer de grands ensembles pour peser sur la balance et influencer les décideurs à propos de la politique éducative, sont en conclave à Dakar pour trois jours.

La Cosydep, des organisations syndicales d’enseignants et le mouvement parental se réunissent pour une session de trois jours de renforcement de capacités. Les participants vont être capacités en partenariat, leadership transformationnel et contrôle citoyen participatif. «Nous ne serons pas une société crédible et écoutée, si nous ne sommes pas suffisamment ou­tillés ; si nous n’avons pas la capacité à pouvoir analyser la politique éducative pour faire des propositions pertinentes», affirme Cheikh Mbow, coordonnateur national de la Cosydep (Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’école).
Le prétexte, c’est l’atteinte des objectifs pour le développement durable mais aussi le nouvel agenda de développement qui a pour but de changer le monde par l’éducation. Cela exige un changement de paradigme. «Comment avoir un nouveau type de leader éclairé dans le management des syndicats ou dans la Société civile ?», s’interroge le coordonnateur national de la Cosydep. Syndicalistes et acteurs de la société de manière consensuelle ont besoin d’avoir des outils qui leur permettent de faire le suivi de la politique de l’éducation mais aussi de peser de manière significative sur l’orientation de cette politique. Cette option nécessite un changement de comportement. «Les organisations syndicales et les Ong doivent apprendre à s’ouvrir et à travailler les uns avec des autres. Ceci pour avoir une démarche partenariale. Mais aussi lever les préjugés et les représentations négatives des uns et des autres», préconise Omar Sow, membre de la Cosydep. C’est aussi l’objet de cette rencontre au cours de laquelle il sera question de tisser un partenariat durable et de constituer de grands ensembles capables d’influencer les décideurs sur les questions pertinentes du système éducatif.
Déjà quelques axes de partenariat semblent être partagés par les acteurs. La question relative à la valorisation de l’offre publique éducation. «Com­ment faire pour échapper à la marchandisation de l’éducation. La problématique du droit à l’éducation. Nous sommes déçus en sachant qu’il y a 1,5 million d’enfants hors du système éducatif sénégalais. La question du dialogue social, du suivi de la politique de l’éducation» sont autant de problématiques qui ont interpellé les participants. «Tout cela va se faire dans le cadre d’une concertation très critique où chacun va dire ce qu’il pense», soutient M. Mbow.
ndieng@lequotidien.sn

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