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Mademba Sock

Alors que le Saes a prévu de faire une marche nationale aujourd’hui et de boycotter les jurys du Bac, l’Unsas est entrée dans la danse en lui manifestant son soutien.

Le syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) qui entame à partir  d’aujourd’hui 48h de grève est dans une logique de confrontation.  Il peut compter sur le soutien de l’Union nationale des syndicats autonomes (Unsas), revigorée par ses récents résultats lors des élections de représentativité des centrales syndicales. Elle rappelle qu’en mai 2016, le Saes a signé un protocole d’accord en 4 points comprenant la modification de l’autonomisation du Fonds national de retraite (Fnr), la mise en place d’une retraite complémentaire et d’un nouveau processus de suivi et de pilotage du système de retraite. «Ce qui traduit clairement la volonté des enseignants du supérieur de faire cohabiter la retraite par la répartition avec une initiative qui les astreindrait à consentir des efforts supplémentaires», estime l’Unsas. Elle rappelle que le gouvernement avait renvoyé le Saes à la deuxième conférence sociale consacrée à la retraite pour la mise en œuvre de ces accords. «Or, la table ronde n°2 de cette conférence sociale, relative à la viabilité du régime Fnr et les perspectives d’amélioration de la retraite des fonctionnaires, a abouti à des conclusions qui ne favorisent pas une retraite décente dans l’enseignement supérieur ; donc qui n’offrent aucune perspective de règlement du litige né de l’écrêtement», regrette Mademba Sock. Lequel regrette la tournure des évènements : «Ainsi, malgré son engagement à œuvrer pour un apaisement du climat au sein des campus universitaires, le Saes se voit obligé d’entreprendre des actions de grève pour obtenir du gouvernement le respect des accords. L’Unsas exprime son indignation face à cette fâcheuse tendance du gouvernement à ne pas respecter les engagements qu’il a librement souscrits avec les syndicats. Elle exige la matérialisation de tous les accords signés avec le Saes.» Au final, l’Unsas tient «le gouvernement responsable de toutes les perturbations qui surviendraient dans le sous-secteur de l’enseignement supérieur».
La fracture s’élargit entre le Syndicat autonome de l’enseignement du supérieur (Saes) et le gouvernement. Après deux grèves de 48h et le refus de siéger au niveau des jurys du Bac,  le Saes a prévu une marche nationale ce mercredi pour pousser le gouvernement à respecter ses «engagements».
Depuis quelques jours, le Saes affiche «l’immense déception des enseignants face à l’attitude du gouvernement qui a mis le Saes devant le fait accompli en s’éloignant de l’accord conclu avec le syndicat en date du 17 mai 2016». «En effet, au lieu de respecter son engagement à mettre en place une retraite décente pour les enseignants chercheurs, le gouvernement préfère éroder leur pouvoir d’achat en instaurant une diminution déguisée de salaires pour combler le déficit du Fonds national de retraite dont il est le seul responsable.»

Stagiaire

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