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Les autorités sont averties, cette année scolaire ne va pas se dérouler sans perturbation si les accords signés ne sont pas respectés. Les organisations syndicales sont en train de déposer des préavis de grève pour amener le gouvernement à respecter ses engagements. Après le Sels, c’est au tour du Grand cadre, dirigé par Oumar Wally Zoumaro, d’annoncer le dépôt de son préavis.

L’année scolaire risque d’être agitée, le dépôt des préavis de grève se poursuit. Après le Sels, le Grand cadre entre dans le mouvement. Dans un communiqué, le coordonnateur de cette organisation informe que «constatant la négligence des autorités dans la prise en charge des préoccupations des acteurs du secteur de l’éducation et de la formation», le Grand cadre des syndicats d’enseignants a décidé d’avertir les autorités. Selon Oumar Wally Zoumaro, «soucieux de la promotion d’une éducation de qualité et de la revalorisation de la fonction enseignante», le Grand cadre a déposé un préavis de grève. Dans le document, M. Zoumaro exige «le respect des accords signés avec les syndicats d’enseignants le 17 février 2014, le respect du principe de la gestion démocratique des personnels enseignants, la diligence de la sortie du décret portant statut des élèves-maîtres sortants des Crfpe». Le préavis de grève aborde aussi la question de «l’augmentation substantielle de toutes les indemnités allouées aux enseignants et surtout les indemnités de logement et d’enseignement, le relèvement de manière substantielle de la part réservée à la petite enfance et au préscolaire dans le budget de l’éducation». De même, il est aussi demandé «la diligence dans la mise en place des crédits aux logements (Dmc), la fin des lenteurs administratives (sortie des actes, alignement) et le payement de tous les rappels dus aux enseignants». Le Grand cadre rappelle par la même occasion aux autorités que «la convention C87 de l’Oit garantit la liberté syndicale et le droit d’élaborer et de dérouler des plans d’action». Par conséquent, les membres de cette organisation informent qu’ils sont prêts «à recourir aux stratégies de lutte pour amener le gouvernement à prendre en charge les préoccupations des enseignants».
dkane@lequotidien.sn

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