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Lors d’un point de presse hier au siège de la Confédération des syndicats autonomes du Sénégal (Csa), l’Inter-cadre des syndicats d’enseignants a annoncé la poursuite de ses plans d’actions en décrétant un mot d’ordre de grève de 72 heures, assorti «du  boycott» des compositions et de toutes les évaluations.

Après une rencontre avec le khalife général des Tidianes, qui avait entrepris une médiation pour ramener le calme dans le système éducatif, les syndicats d’enseignants, membres de l’Inter-cadre, ont décidé de maintenir leur mot d’ordre de grève de 72 heures à compter du mardi 17 avril 2018. Ils déclarent : «L’Etat nous a superbement ignorés, nous l’Inter-cadre et autres cadres d’enseignants, bien que nos organisations étaient cosignataires des accords du 17 février 2014». «Nous n’avions pas déférer à sa proposition de suspension du mot d’ordre (dont nous comprenons aisément le mobile) qui devrait lui permettre de jouer sa partition dans la recherche de solutions durables et apaisées au bénéfice des enseignants, de l’école et des élèves», expliquent ces syndicalistes enseignants qui remercient le khalife général des Tidianes pour l’accueil qu’il leur avait réservé et surtout pour «son ouverture d’esprit et la pertinence des propositions qu’il leur avait suggérées».
Ils constatent avec une très grande stupéfaction la répression aveugle dont étaient victimes leurs collègues de la région de Ziguinchor qui sont venus massivement, sans discrimination syndicale, répondre à l’appel du combat pour restaurer «la dignité gravement entamée» des enseignants lors de la marche organisée par leurs camarades du G6. «Au moment où le gouvernement faisait la source oreille aux préoccupations des enseignants avec des propositions bien en deçà de nos attentes et sans attendre comme promis de subordonner tout octroi d’indemnité à l’exploitation du fameux rapport commis et relatif aux systèmes de rémunération et d’indemnisation des agents régis par les mêmes textes fondateurs de la fonction publi­que», constate Mamadou Mbaye Tamba, porte-parole du jour. Il déclare que la proposition minimale qu’ils font pour les indemnités demeure que les propositions faites par le chef de l’Etat doivent être améliorées à hauteur de 100 mille francs Cfa au moins pour l’indemnité de logement pour tous les enseignants dès fin mai 2018, en attendant de corriger les iniquités révélées par l’audit à cet effet. Ils continuent à réclamer le respect par l’Etat des accords signés le 17 février 2014 avec les syndicats d’enseignants.
Stagiaire

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