PARTAGER

93% des jeunes en âge de scolarisation du département de Vélingara sont dans les écoles élémentaires formelles et certains autres sont dans le système d’éducation non formel. Ce taux baisse, 6 ans après, pour tomber à 35% dans le cycle moyen. De manière chiffrée, sur 31 mille enfants des écoles élémentaires, 11 mille se retrouvent dans les collèges d’enseignement moyen et 200 dans les Centres de formation professionnelle (Cfp). C’est dire que près de 20 mille enfants sont déscolarisés et, pire, rechignent à aller dans les ateliers de formation aux métiers de menuiserie, couture, maçonnerie, mécanique, etc. Dans ce département, ce sont les adolescents qui ne sont pas du tout allés à l’école formelle qui sont les plus enclins à apprendre un métier. Qui, malheureusement, forment un tout petit lot des jeunes adolescents de cette partie de la région de Kolda. Conséquence, un bon pourcentage des adolescents de Vélingara arrive dans le marché de l’emploi sans qualification professionnelle, d’où la problématique de leur employabilité. Cet analyse est faite par l’inspecteur de l’éducation et de la formation de Vélingara, Amadou Lamine Wade, qui faisait une communication sur la «Problématique de l’éducation et de l’employabilité des jeunes adolescents : analyse situationnelle». C’était à l’occasion d’un forum organisé par le Comité d’appui aux activités économiques et sociales (Casades) avec l’appui financier de la Fondation Konrad Adenauer et avec l’accompagnement des Ong World-vision et Aide et Action. Les représentants de ces 2 dernières Ong citées ont également partagé des expériences en matière de formation professionnelle. A la suite des communications, les participants issus des groupes de jeunes membres des mouvements associatifs, des lycées et collèges, des centres de formation professionnelle, de groupements d’intérêt économique, des collectivités locales, des services techniques déconcentrés et d’Ong se sont regroupés dans des ateliers pour l’identification des filières porteuses, des préalables à poser et trouver un cadre de collaboration pour l’employabilité des jeunes du Fouladou. Bassa Diawara, secrétaire exécutif de Casades, a ainsi résumé les recommandations sorties des travaux d’ateliers. Il a informé : «Insister sur la création d’école de formation aux métiers et spécialiser les écoles pour une meilleure qualité des produits de ces écoles ; faciliter l’accès à la terre pour les métiers de l’agriculture et valoriser ces métiers-là, faciliter l’accès aux financements…»
akamara@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here