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D’après le Sudes/Enseignement privé, l’organisation d’une concertation nationale sur ce secteur est une bonne initiative. Dans un communiqué, les membres de ce syndicat pensent que cette rencontre sera une occasion de trouver des solutions aux problèmes de l’enseignement privé.

Le Sudes/Enseignement privé apprécie l’annonce faite par le ministre de l’Education nationale d’organiser une concertation sur l’enseignement privé. Pour les membres de ce syndicat, cette rencontre sera une opportunité de prendre «des mesures fortes de régulation dans un secteur en expansion continue, avec des caractéristiques de plus en plus marquantes de jungle au grand détriment des apprenants (élèves et étudiants), des enseignants et des parents d’élèves». Dans un document, cette organisation syndicale rappelle que «pour combler les défaillances de l’Etat en matière d’offres éducatives, le secteur scolarise une proportion importante d’enfants et de jeunes Sénégalais dans tous les cycles d’enseignement». Soulignant qu’on y trouve «des établissements d’excellence et d’autres de bonne qualité en nombre appréciable», les syndicalistes soutiennent qu’il «est aussi vrai que des établissements scolaires et de niveau supérieur de piètre qualité y sont légion, notamment dans les banlieues urbaines». Face à cette situation, le Sudes/­Enseignement privé pense qu’il «importe de consolider les uns par l’augmentation substantielle de la subvention publique à l’enseignement privé et de sévir sans faiblesse contre toutes les ‘’boutiques pédagogiques’’ dont la prolifération devient inquiétante». Pour ce syndicat de l’enseignement privé, «l’Etat doit particulièrement revoir les conditions d’ouverture d’une école privée pour la sauvegarde d’une part d’un minimum de qualité des enseignements-apprentissages, d’autre part des droits élémentaires des enseignants». Ces derniers, renseignent les syndicalistes, sont «parfois sans qualification et considérés comme taillables et corvéables à merci». D’après le Sudes/­Enseignement privé, «force est de reconnaître que de nombreux déclarants res­pon­sables sont peu soucieux du respect de la convention collective de l’enseignement privé, de l’application de la nouvelle grille salariale». De même, le syndicat renseigne qu’ils ne se soucient pas «du recrutement en bonne et due forme d’un personnel permanent (Cdi), encore moins du versement des salaires durant les grandes vacances». A cela s’ajoutent «la fréquence des licenciements abusifs, l’absence de déclaration et de versement des cotisations sociales à l’Ipres et à la Css et le non-respect du droit syndical».
Par ailleurs, les membres de cette organisation encouragent le ministère de l’Edu­ca­tion nationale pour la réalisation de cette concertation «dans un esprit d’ouverture en direction de tous les acteurs du secteur, sans exclusion». A cet égard, ajoutent les syndicalistes, «le Sudes/Enseignement privé, fort de plus de 40 ans de présence active dans le secteur pour la défense des travailleurs, est prêt à tout mettre en œuvre pour une contribution de qualité à cette rencontre nationale». Cepen­dant, cette organisation met en garde «le ministre et certains de ses conseillers contre tout ostracisme injustifiable à l’encontre du Sudes/­Enseignement privé sous le fallacieux prétexte des élections de représentativité syndicale dont le secteur privé de l’enseignement n’a pas été partie prenante».
dkane@lequotidien.sn

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