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sérigne Mbaye Thiam, ministre de l’Eau et de l’assainissement.

Le Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen secondaire (Cusems) n’apprécie pas le rythme du gouvernement concernant l’effectivité des engagements qu’il a pris. Les syndicalistes estiment que sur presque tous les points, le gouvernement n’avance pas. Ils prennent l’opinion à témoin et alertent des possibles développements qui peuvent être lourds de dangers pour la stabilité de l’école. Ils appellent leurs camarades à la solidarité et à la mobilisation.

Le Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen secondaire (Cusems) se désole du «quasi-immobilisme» du gouvernement par rapport à l’effectivité des engagements pris par l’Etat. Loin de baisser les bras, l’organisation syndicale appelle ses camarades à la mobilisation pour la suite à donner à cette affaire. Ce rappel a été fait suite de la dernière séance de monitoring présidée par le Premier ministre. Hormis le relèvement de l’indemnité de logement par l’augmentation controversée de la première tranche de 15 mille F, pratiquement «aucune avancée notable n’est à retenir», informent les syndicalistes dans un communiqué. Ils fustigent des lenteurs administratives qui persistent au ministère de la Fonction publique malgré, disent-ils, les guichets uniques. Ces lenteurs, commente le Cusems, ont comme conséquence «l’impossibilité pour le ministère des Finances d’honorer les engagements en termes de mise en solde et de paiement des rappels». Manifestement, «l’enveloppe de 50 milliards prévue pour le paiement des rappels ne pourra pas être payée à la fin de l’exercice budgétaire. Quid du reliquat ?», s’inquiètent les syndicalistes. Concernant le système de rémunération et le régime indemnitaire, ils se contenteront pour le moment d’une plénière prévue par le Pm et qui se tiendra vers le 22 décembre 2018. Le retard dans le versement des 2ème et 3ème tranches de l’enveloppe de 12 milliards prévue pour l’apurement de toutes les conventions de la Direction de la monnaie et du crédit (Dmc) risque de se prolonger encore puisque, de l’avis des syndicalistes, Boun Abdallah Dionne a évoqué des difficultés de trésorerie. Même «s’il promet le déblocage de 4 milliards avant le 20 décembre quant au nouveau schéma d’externalisation de la Dmc, aucune évolution n’est notée», lit-on dans le communiqué.
Ce même constat a été fait sur les autres points comme l’octroi de parcelles non viabilisées, mais aussi le reversement des Meps dans le corps des Pcemg en éducation physique. Le syndicat annonce que le Pm a reconnu ces dysfonctionnements et donné de nouvelles instructions au ministre des Finances et au délégué général au Pôle urbain pour que des diligences permettent la mise à disposition pour les partenaires de parcelles. Il a également donné des instructions aux ministres des Sports, de la Fonction publique, des Finances de faire toutes les diligences afin que le décret nécessaire puisse être examiné et signé lors d’un des trois derniers Conseils des ministres de l’année 2018.
Le Cusems prend l’opinion à témoin et alerte des possibles conséquences «fâcheuses» qui pourraient résulter de tels agissements. Au regard de cette situation, l’opinion «peut constater que les autorités versent encore dans un dilatoire lourd de dangers pour la stabilité du système».
Les syndicalistes se sont prononcés sur «la recrudescence des agressions contre les enseignants et de l’inaction des autorités qui ont pourtant l’obligation de protéger les agents. Ils dénoncent le verdict fantaisiste pour ne pas dire scandaleux» de l’affaire opposant leur camarade M. Dièye de Nianing au président de l’Association des parents d’élèves (Ape) de son école. Le Cusems dénonce une parodie de justice et se réserve le droit avec ses partenaires du G6 d’interjeter appel.
ndieng@lequotidien.sn

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