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Le Grand cadre des syndicats d’enseignants revendique des rencontres avec l’ensemble du gouvernement en lieu et place des retrouvailles périodiques initiées par le ministre de l’Edu­cation nationale.

Les rencontres périodiques initiées par le ministre de l’Education nationale ne sont plus du goût du vice-coordonnateur du Grand cadre des syndicats  enseignants. Ce syndicat souhaite rencontrer, au-delà du ministre Serigne Mbaye Thiam et ses collaborateurs, le gouvernement du Sénégal pour une large concertation sur les maux qui plombent le système éducatif. Il ne s’agit plus, pour Oumar Wally Zoumarou, de rencontrer le ministre de l’Éducation nationale et ses collaborateurs, mais de saisir le gouvernement, «qui est responsable de toutes les questions posées sur la table». Il s’agit du paiement des rappels dus aux enseignants, de la question de la formation diplomante et des lenteurs administratives.
Le vice-coordonnateur du Grand cadre des syndicats  d’ensei­gnants fustige par ailleurs ces rencontres périodiques tous les premiers mardis de chaque mois, de Serigne Mbaye Thiam. «On se rend compte que ce sont des rencontres qui ne donnent pas des résultats probants par rapport à nos différentes attentes», s’indignait hier Oumar Wally Zoumarou au micro de Rfm.
«Nous avons nos actes, les arrêtés et les avancements des enseignants qui ne sortent pas», explique M. Zoumarou par ailleurs secrétaire général du Sels/Originel. La solution pour lui serait des rencontres avec le gouvernement, rencontres qui verront la participation de tous les départements ministériels afin  qu’ensemble, ils abordent toutes les questions qui aideront à stabiliser le système. «Sans quoi, les rencontres instituées par le ministre de l’Éducation ne seront que des rencontres de plus. A la limite, elles ne seront que des prétextes pour faire croire qu’il y a des négociations alors qu’il n’en est rien», ajoute le vice-coordonnateur du Grand cadre.
Le Grand cadre des syndicats d’enseignants, qui estime que ses différents points de revendication restent toujours à satisfaire, annonce le dépôt d’un préavis de grève au plus tard à la fin de ce mois de janvier. Son vice-coordonnateur informe que le Grand cadre est en train de travailler sur un préavis de grève. «Le Sels/ Originel que je dirige a déjà confectionné son préavis. Il s’agit maintenant, avec les autres organisations avec lesquelles nous partageons le Grand cadre, de nous retrouver en plénière pour finaliser et déposer un préavis de grève, au plus tard en fin janvier 2017, conformément aux recommandations reçues des instances de notre organisation», conclut-il.
ksonko@lequotidien.sn

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