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Accélérer et accompagner le développement des relations d’affaires entre l’Europe, le Maroc, le Sénégal et la Tunisie. Tel est l’objectif que s’est fixé le Centre des jeunes dirigeants du Sénégal, en partenariat avec l’association Anima basée en France, l’Agence de l’entreprenariat en Méditerranée, l’Association pour le développement économique et social du Sénégal, et la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie et de Start Up du Maroc à travers un programme commun dénommé Diafrik Invest .

Mettre en œuvre un dialogue euro-africain sur la migration, c’est l’un des objectifs du programme dénommé Diafrik Invest. Porté par différentes organisations appartenant à la France, au Sénégal, au Maroc et à  la Tunisie, ce projet, cofinancé par l’Union européenne, est un réseau international présent  dans 18 pays du monde. Lors d’une conférence de presse tenue hier, les responsables dudit projet ont informé que ce programme s’intéresse essentiellement au climat des affaires, les réformes économiques, commerciales, fiscales  entre autres. Ce programme vise ainsi à soutenir et renforcer les synergies entre migration et développement. Selon Aurélien Badouin, représentant du réseau Anima Net Work basé à Marseille, ce programme comporte une triple ambition. Il s’agit, d’après M. Baudouin, de comprendre les parcours des entrepreneurs dans la diaspora pour pouvoir accompagner ceux qui souhaitent créer une entreprise ou investir dans leurs pays. Le deuxième axe, plus ou moins microéconomique, consiste à renforcer les capacités des entrepreneurs, qui sont en Europe, afin qu’ils puissent créer leurs entreprises au Sénégal, mais également en Tunisie et au Maroc. Il s’agit aussi de permettre aux jeunes entrepreneurs d’être connectés avec les talents de leur diaspora ayant une bonne expérience du secteur privé. Le but c’est de pouvoir les accompagner en tant que mentor à développer leurs différentes entreprises. Le troisième volet de ce projet est d’ordre financier. De l’avis de M. Baudouin, il vise à connecter les entrepreneurs et investisseurs pour leur faciliter les moyens de bénéficier des fonds d’investissements productifs via des instruments innovants.
Se réjouissant du soutien des partenaires, Marème Fall, Secrétaire générale du Centre des jeunes dirigeants du Sénégal, estime que différents secteurs sont visés par le programme. Il s’agit de l’éducation, l’agro-business, la technologie verte, la santé. Par ailleurs, chef d’entreprise intervenant dans les métiers du conseil d’accompagnement auprès des Petites et moyennes entreprises (Pme), Mme Fall a annoncé que le programme est ouvert à tous les entrepreneurs. Mais précise-t-elle, les candidats seront sélectionnés sur la base de critères  comme l’innovation, la pertinence du projet et du business modèle. Profitant de cette rencontre, les responsables d’A­frink Invest ont invité les bailleurs à collaborer avec leur réseau pour assurer le développement économique de l’entreprenariat jeune. Mais surtout pour lutter contre l’immigration.
bseck@lequotidien.sn

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