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Après plus d’un an d’accalmie, le front syndical se réchauffe dans le secteur de l’éducation. Cette fois-ci, ce sont douze organisations syndicales, défendant la cause des enseignants et regroupés au sein d’une intersyndicale dénommée la Fédé­ration des enseignants (Fed-er), qui se rappellent au bon souvenir du gouvernement. Ces syndicats d’enseignants ont demandé à leurs membres de déserter, aujourd’hui à 9 Heures, les salles de classe. Ces organisations syndicales justifient leur décision d’observer un débrayage, ce lundi, par la «décision unilatérale» de l’Etat de procéder à des ponctions sur les salaires des enseignants et d’accuser un retard dans le paiement des indemnités liées aux examens du Baccalauréat et du Bfem. Moussa Diène, Secrétaire général de l’Organisation des instituteurs du Sénégal (Ois), affiliée à la Fed-er, qui a joint le journal Le Quotidien hier, accuse le gouvernement d’avoir opéré «des ponctions sur les salaires des enseignants de ce mois de novembre». «Le montant ponctionné est de 10 ou 15 mille francs Cfa pour certains et de 30 ou 40 mille francs pour d’autres, informe ce leader syndical. Qui ajoute ne pas comprendre les ponctions opérées par le gouvernement sur les salaires des enseignants sans qu’il y ait eu un mouvement de grève observé par ces derniers.
Pour rappel, avant de procéder au débrayage de ce matin, la Fed-er, qui regroupe entre autres organisations syndicales, le Cusems de Dame Mbodj, le Sneel/Fc de Mme Bakhao Ndion­gue, le Sydels, le Sydels/O, le Sadef, l’Ois/Rd, l’Ois de Moussa Diène, etc. avait déposé un préavis de grève le 9 octobre dernier sur la table du gouvernement.
mdiatta@lequotidien.sn

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