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Alors que la rentrée des classes est prévue le 12 novembre prochain, le ministre de l’Education nationale rassure les acteurs de l’école en annonçant le «Ubi tey jang tey». Ce qui serait une sacrée performance pour l’école sénégalaise qui a toujours connu des retards dans le démarrage des cours.

A 10 jours de la rentrée des classes, le ministère de l’Edu­cation nationale essaie de trouver la bonne formule pour un retour sans risque des élèves dans les salles. A Saly, Mamadou Talla, qui a gardé son poste à la suite du dernier remaniement, n’a pas caché son optimisme pour un bon déroulement de l’année scolaire. «Depuis trois semaines, on organise des réunions à travers des ateliers. Aujourd’hui (hier), c’est avec la direction des Ressources humaines et l’ensemble des partenaires du système éducatif. Nous avons réalisé ces performances parce qu’il y a une dynamique unitaire qui nous a permis d’agir ensemble avec des propositions et des méthodes qui nous ont amenés à réduire le nombre des élèves en classe d’examen et de bien les encadrer pour arriver à ces résultats», rappelle Mamadou Talla. Il est sûr que les cours vont démarrer dès le 12 novembre. Mais il faut être assez vigilant même si le reflux des cas de Covid-19 est réel dans ce pays depuis quelques semai­nes.  «Depuis trois semaines, les acteurs sont mobilisés pour cet objectif et je suis persuadé que nous allons y arriver. Le ministère va prendre les dispositions pour enrayer la maladie. Je lance un appel aux parents, aux collectivités territoriales, aux enseignants à redoubler de vigilance pour cela. Beaucoup de gens craignaient que l’école soit un lieu d’où partira la maladie pour rentrer dans les maisons, mais nous nous félicitons du respect du protocole dans les écoles qui nous a permis de faire face. Le Comité national a validé notre protocole sanitaire et il nous appartient de le respecter pour que les élèves puissent apprendre sans problème», dit le ministre de l’Education. Cette année, il faut consolider les acquis avec les excellents résultats enregistrés durant les examens de fin d’année. «Il faut qu’on fasse de sorte que les résultats de la prochaine année scolaire soient meilleurs que ceux que nous avons eus l’année écoulée. On peut y arriver ; les élèves, les enseignants et les parents d’élèves l’ont démontré», se convainc Mamadou Talla.
Interpellé sur les cinq priorités de son département qu’il avait annoncées l’année dernière, surtout l’apaisement du climat social, le ministre de l’Education nationale tente d’apaiser les craintes. «Au vu de la dynamique actuelle dégagée par les acteurs, on peut dire que la plus importante est en marche. Il s’agit de l’apaisement du climat social sans lequel on ne peut avoir de bons résultats malgré les investissements, la pédagogie adoptée, les dispositions que l’on peut prendre. Donc la priorité la plus importante, c’est le climat social sur lequel va reposer les autres que sont le retour aux valeurs pour une école de la République, l’accès à élargir. Ensuite, l’efficacité et l’efficience parce qu’on ne peut pas investir 526 milliards dans un secteur sans voir comment avoir une efficacité. L’autre priorité, c’est la formation. Il faut que les acteurs soient formés au point de vue pédagogique, mais aussi managériale afin d’avoir un autre type de système. Malgré la pandémie survenue en mars, on travaille à atteindre ces priorités qui s’étalent sur cinq années», martèle Mamadou Talla. Il a également rappelé que son ministère vise à atteindre un objectif par année et compte faire l’évaluation finale au bout des cinq ans.
En écho, la présidente du Haut conseil du dialogue social a insisté sur l’apaisement du climat social. «En effet, en consacrant l’une des priorités pour le quinquennat à la promotion d’un climat social apaisé dans le secteur de l’éducation et de la formation, vous avez de manière fort opportune pris en charge la congruence entre la stabilité sociale et la qualité des performances du système éducatif. Au demeurant, cette amélioration des performances scolaires constitue un objectif commun autour duquel peuvent se fédérer les attentes et préoccupations respectives des différentes familles d’acteurs que sont le gouvernement, les parents d’élèves et les associations de la société civile œuvrant dans le secteur de l’éducation», rappelle Innocence Ntap Ndiaye.

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