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Le secrétaire général national du Syndicat autonome des enseignants du moyen et secondaire du Sénégal (Saemss), Saourou Sène, qui s’exprimait hier à l’Ucad 2 en marge de l’Université syndicale de son organisation, avance que «tous les ingrédients sont réunis pour que l’année 2017-2018 soit perturbée».

A quelques jours de l’ouverture des classes, les parents d’élèves doivent avoir des soucis à se faire avec les mises en garde des syndicats d’enseignants. Après le Sels et le Sels/A, c’est au tour du  Syndicat autonome des enseignants du moyen et secondaire du Sénégal (Saemss) de mettre le doigt sur la sonnette d’alarme. De l’avis de son secrétaire général national, «tous les ingrédients sont réunis pour que l’année 2017-2018 soit perturbée. L’Etat du Sénégal n’a pas respecté les accords qu’il a signés avec les syndicats. Il n’a pas su profiter de l’accalmie de l’année 2016-2017.» Face à la presse hier, en marge de l’Université syndicale du Saemss, Saourou Sène a rappelé que «nous avons connu une année sereine pour 2016-2017. Mais en ayant une année sereine, nous avons souhaité faire comprendre au gouvernement qu’il y avait là une opportunité qu’il fallait saisir pour enfin montrer aux enseignants qu’il y a une possibilité de régler les problèmes sans qu’il y ait grève». Et d’ajouter : «Mais malheureusement en fin d’année, si le gouvernement peut se satisfaire de l’accalmie, nous, organisation syndicale, nous ne pouvons pas dire autant pour la bonne et simple raison que rien n’a été réglé dans le cadre de nos préoccupations.»
Après les mises en garde de M. Sène, il revient maintenant à la commission administrative de l’organisation syndicale qui se réunit aujourd’hui de décliner la position du Saemss. Autrement dit, c’est l’instance habilitée à prendre des décisions par rapport à la situation de l’année scolaire et aux revendications des enseignants. Depuis mercredi, les secrétaires généraux des différentes sections régionales et départementales se penchent sur le thème «Le Saemss pour une fonction enseignante revalorisée au service d’une école de qualité». Pour le patron du syndicat, «c’est un cadre de réflexion et d’orientation pour l’action syndicale. Aujourd’hui, nous vivons quand même dans le système éducatif une situation assez particulière qui n’est pas forcément liée à la situation de la crise de l’école, mais qui est aussi liée à la crise syndicale en tant que telle. Il va falloir réinventer le syndicalisme et l’action syndicale». Et de poursuivre : «Cela nécessite des rencontres d’échange, des rencontres de formation et de capacitation de nos responsables aussi bien au niveau central qu’au niveau déconcentré.»
msakine@lequotidien.sn

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