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L’interdiction de dispenser des cours payants dans les écoles publiques doit être effective. C’est ce qu’a fait savoir le ministre de l’Education nationale dans une nouvelle circulaire prise le 9 février dernier. Dans ce document, Serigne Mbaye Thiam rappelle que cette pratique est contraire aux principes d’équité et d’égalité qui fondent le système éducatif public.

Soucieux des principes d’équité et d’égalité des chances dans le système éducatif public, le ministère de l’Education nationale a pris une nouvelle circulaire pour rappeler l’interdiction de dispenser des cours payants dans les écoles publiques. Dans ce document, le ministre de l’Education nationale informe qu’il lui est revenu «qu’en dépit de l’interdiction des cours privés payants dans les locaux du secteur public de l’Education établie par les textes législatifs et réglementaires, et rappelée par la lettre circulaire du 15 septembre 2010, des enseignants du public continuent d’en dispenser». Selon Serigne Mbaye Thiam, au-delà de la violation des principes d’équité et d’égalité, qui fondent le système éducatif public, cette pratique «instaure dans l’espace public une discrimination inadmissible entre les élèves dont les parents peuvent faire face aux frais supplémentaires qu’entrainent ces cours pa­yants et ceux issus de familles démunies». Partant de ce constant, le ministre de l’Education demande à ce que cette «interdiction soit rappelée aux directeurs d’école, principaux de collège, proviseurs de lycée et directeurs de centre de formation». «Mieux, vous devez demander à ces responsables de vous rendre compte, par écrit, si ces pratiques existent ou non dans leurs structures et, si elles existent, de vous attester qu’il y est mis un terme», a-t-on ajouté dans le document.
Toutefois, il est précisé dans la circulaire «que cette interdiction ne concerne pas l’encadrement à titre bénévole que certains enseignants dispensent à leurs élèves». De même, il est souligné que «le principe de dispenser des cours de soutien aux élèves en difficulté et d’organiser des séances de renforcement à d’autres élèves pour de meilleurs résultats, n’est pas définitivement écarté, lorsqu’ils seront officiellement autorisés, dans le respect des lois et règlements». Seulement, M. Serigne Mbaye Thiam soutient que «ceux-ci de­vront être organisés dans le cadre d’un projet pédagogique encadré par le directeur et le chef d’établissement de manière à ce qu’ils profitent à tous les élèves par respect à l’équité et à l’égalité des chances entre les apprenants». Mais précise-t-il,  «en attendant que les moda­lités de l’encadrement soient définies et portées» à leur connaissance, les responsables devront s’en tenir «à l’interdiction des cours complémentaires payants dans les écoles, les collèges et lycées et les centres de formation publics».
dkane@lequotidien.sn

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