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Depuis 2010, aucun club n’a dépensé autant que Manchester City sur le marché des transferts. Les Skyblues ont lâché plus d’un milliard d’euros sur la période, dont près du quart -231 millions au total- pour la seule année 2016.

Embarqué dans une course frénétique à la notoriété, le club dé­tenu par le cheikh Mansour a en­core accentué ses dépenses de­puis qu’il a vu un fonds d’investissement chinois s’emparer d’u­ne partie de son capital. Si ses ré­sultats en Angleterre depuis 2010 sont plutôt satisfaisants (2 titres, 1 Cup et 2 League Cup), il a fallu attendre la saison 2015­/2016 pour voir Man City atteindre pour la première fois le dernier carré de la Ligue des Cham­pions.
Un triste bilan qui est tout sauf une surprise lorsque l’on se penche sur le rapport entre dépenses et résultats dans clubs engagés en Ligue des Champions. Basé sur les cinq dernières années, il nous indique que les clubs an­glais qui disputent la plus belle des compétitions ont dépensé en moyenne 100M d’euros, pour une marge bénéficiaire de seulement 46%.

La touche Guardiola
Comprenez que pour un euro investi, les meilleurs clubs an­glais, qui ne comptent pas leurs dépenses, récupèrent moins de la moitié en bénéfices. A titre de comparaison, l’étude révèle que la moyenne des clubs allemands est supérieure de 5 à 6 points. Moins dépensiers mais plus axés sur la formation, le Bayern ou en­core Dortmund semblent jouir d’un bien meilleur modèle économique que celui de leurs ho­mologues anglais…
Avec l’arrivée de Pep Guar­diola, qui a ramené à Manchester sa philosophie de jeu offensive, l’équipe semble toutefois beaucoup plus équilibrée et capable d’aller loin en Ligue des Cham­pions. Conforté par son technicien catalan et désormais porté par une équipe absolument fantastique, Manchester City pourrait finalement voir ses investissements payer.

La défense, le secteur faible
Il devra toutefois se montrer plus solide défensivement que lors de son dernier match de Ligue des Champions, bouclé par un 3-3 au Celtic Park. C’est clairement le secteur faible de l’équipe phare du Royaume. Trop régulièrement blessé, Vincent Kompany commence à inquiéter les dirigeants, et il n’est pas impossible de voir le club mancunien dépenser encore quel­ques millions cet hiver dans l’optique de se renforcer défensivement, en dépit des solutions déjà évoquées par Guardiola avant la reprise : «Je pense que Fernan­dinho peut jouer dans 10 positions différentes, parce qu’il en a la qualité. Il peut jouer en défense. Fernando aussi mais il n’est peut-être pas aussi rapide que Fernandinho.»

Un Barça-City très attendu
Parmi les joueurs dans le vi­seur, on parle beaucoup de Bo­nucci ou Laporte, qui avait déjà été approché il y a quelques mois avant de prendre la décision de rester à l’Athletic Bilbao. S’il est surveillé de près par l’Uefa pour son volume de dépenses, Manchester City ne semble en tout cas pas prêt à ralentir des investissements pour le moment pas assez payants. L’opposition face à Barcelone au Camp Nou le 19 octobre nous en dira un peu plus sur le potentiel du City version Guardiola.
Avec Afrik-foot

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