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La première édition du Salon des opportunités d’emploi a vécu avant-hier au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (Cices) où il traitait du thème de la «Promotion des opportunités d’insertion au Sénégal et à l’international pour les jeunes et les migrants de retour». L’événement qui a attiré beaucoup de jeunes à la quête d’opportunités d’emploi avait pour objectifs, entre autres, de servir de plateforme de contacts, de rencontres, d’échanges, de partages et de mise en relation entre les demandeurs d’emploi, les employeurs, les structures d’accompagnement, de financement, de même que les administrations et les institutions tant privées que publiques.
Le directeur général de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej) a profité du cadre pour appeler à une fédération de tous les acteurs qui œuvrent pour l’employabilité des jeunes. «Si on ne parvient pas à mettre en place un cadre unifié d’intervention des partenaires, on va perdre en efficacité. Nous souhaitons mettre en place une plateforme nationale des acteurs du secteur de l’emploi pour converger les initiatives, fédérer les interventions pour une meilleure efficacité», a dit Amadou Lamine Dieng.
A l’en croire, l’Anpej vient de bénéficier d’une subvention de 500 mille euros, l’équivalent de 325 millions de francs Cfa, pour accompagner les jeunes migrants sénégalais qui accepteraient de rentrer au bercail. «C’est bien de donner les informations, c’est également important de renforcer les capacités. Mais pour réaliser leurs projets personnels, les jeunes ont souvent besoin de ressources financières», a soutenu M. Dieng.
Les opportunités d’emploi ne manquent pas au Sénégal, d’après le ministre de la Jeunesse qui a cité l’agro-industrie, l’économie numérique, les hydrocarbures, les infrastructures et les services. A elle seule, souligne Néné Fatoumata Tall, l’agriculture représente 48,7% du Pib du secteur primaire. «Sa capacité d’absorption de main-d’œuvre la place au premier rang des instruments de résorption du chômage et du sous-emploi des jeunes en milieu rural. L’économie numérique constitue à n’en pas douter un immense gisement de nouveaux métiers, auxquels les entreprises d’aujourd’hui et de demain, sous l’influence d’un environnement en perpétuel changement, dominé par la science et la technologie, sont obligées de faire recours», a fait savoir Mme Tall.
Aussi, l’impact du secteur des hydrocarbures dans le cadre de la lutte contre le chômage et le sous-emploi des jeunes sera fondamental, selon le ministre, grâce à l’exploitation prochaine du pétrole et du gaz dans le pays. Ce qui va favoriser l’émergence des milliers d’emplois directs et indirects. Sans compter les métiers verts, les métiers émergents issus de l’intelligence artificielle, la robotique, l’internet…
ksonko@lequotidien.sn

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