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Un des premiers chefs d’Etat, sinon le premier, à avoir demandé l’annulation de la dette pour les pays africains, Macky Sall a réitéré son souhait hier lors d’un entretien accordé à Rfi et à France 24. Tout en soulignant qu’il faut «se réjouir de l’effort préliminaire du G20» et aussi des propositions du Fmi et de la Banque mondiale, M. Sall a indiqué que «l’Afrique a besoin de cette solidarité». Toutefois, il estime que «le rééchelonnement est une chose. On s’en réjouit, mais il faut aller au-delà». M. Sall qui demande plus appelle ses «collègues chefs d’Etat du G20 à aller vers de véritables réformes», car il se dit «convaincu qu’après le Covid-19, il faudra un nouvel ordre mondial qui devra renforcer la résilience de tous les pays». Et Macky Sall de poursuivre : «Parce que si demain la maladie reste quelque part dans un village au Sénégal ou ailleurs, c’est toute la communauté mondiale qui est menacée.»
A la question de savoir si cette demande d’annulation de la dette, qui s’élève à 365 milliards de dollars pour tous les pays en développement, est réaliste, le président de la République a répondu que «c’est plus que réaliste». Pour conforter son idée, il a souligné : «365 milliards de dollars, c’est certes important, mais qu’est-ce que cela représente par rapport aux milliers de milliards de dollars qui font l’objet de transactions par jour dans le cadre des bourses et de tout ce qui aujourd’hui anime le monde ?»
M. Sall estime que «pour l’humanité, 365 milliards de dollars ce n’est pas quelque chose qui n’est pas insupportable pour les pays donateurs comme ceux du G20». A en croire le chef de l’Etat sénégalais, il ne s’agit pas de leur demander «de faire ce qu’ils ne peuvent pas», mais plutôt de mettre en place des «mécanismes appropriés en concertation avec l’Afrique et travailler sur des modalités qui n’handicaperont pas les pays donateurs et qui permettraient à l’Afrique de faire face honorablement» à leurs obligations. Ainsi que d’être un «membre à part entière de la communauté mondiale». Il a conclu ce point en affirmant : «C’est ma conviction et je continuerai à la clamer.»

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