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Avec un niveau d’indice de 0,49, la dimension politique est le maillon faible de la promotion du genre au Sénégal. Elle possède le degré le plus élevé d’absence d’égalité de genre. Ce du moins ce qui ressort des résultats de l’Indice d’autonomisation de la femme rendu public hier par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd).

Dans le cadre de la promotion du genre, le Sénégal doit encore redoubler d’efforts par rapport à la dimension politique. Si l’on se fie des résultats de l’Indice d’autonomisation de la femme (Iaf) rendus publics hier, via un séminaire en ligne, la dimension politique est à un «niveau d’indice de 0,49. Elle possède le degré le plus élevé d’absence d’égalité de genre» ; étant alors «le maillon faible de la promotion du genre».
«L’Iaf varie entre 0 et 1. Plus l’Iaf est proche de 1, plus le niveau de la promotion de l’égalité de genre du pays est élevé. Le niveau 0, c’est-à-dire un Iaf nul, correspond au degré maximum de discrimina­tion/absence d’autonomie», explique un communiqué de l’Ansd. Lequel note qu’actuellement, «le niveau de l’Iaf se situe à 0,6 pour le niveau national. La dimension sociale est la plus élevée en matière de promotion du genre avec un niveau de 0,67, suivi de la dimension économique (0,65). Quant à la dimension culturelle, elle a un niveau de 0,61 d’égalité de genre».
L’Iaf, explique l’Agence, «a été construit en prenant en compte quatre dimensions, notamment la dimension so­ciale, la dimension politique et droits civils, la dimension économique, et celle culturelle».
L’Iaf d’après l’Ansd, «est un indice novateur, complet et flexible pour mesurer objectivement, l’autonomisation des fem­mes. Il est bien adapté au con­texte local en termes de capacité de collecte et d’analyse de données sur les changements de normes et des comportements».
L’Iaf est aussi, selon la même source, «en cohérence avec les dix-sept Objectifs de développement durable (Odd) et cent soixante-neuf cibles.
Il permet également de calculer plusieurs sub-indices et ces derniers facilitent une comparabilité des différents ni­veaux et lieux de discriminations existantes».
«L’objectif principal de cet outil est de mettre à disposition un instrument de mesure de l’autonomisation des femmes. Il permet ainsi d’identifier les discriminations produites dans leur mise en œuvre et d’apporter les correctifs nécessaires d’une part et d’autre part d’assurer l’appropriation de la partie nationale ; mais aussi de mesurer les effets et l’impact des politiques publi­ques», renseigne le document de l’Ansd.
Cet outil de suivi et d’évaluation des politiques publiques, qui intègre parfaitement la dimension genre, a été conçu dans le prolongement du système actuel de suivi trimestriel, semestriel et annuel en vigueur. Il permet de ce fait une appropriation sans réserve par les institutions nationales, selon les experts de l’Ansd.

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