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La Société civile veut participer à l’élaboration du code pétrolier. Elle prépare un document de contribution qu’elle va bientôt rendre public.

La Société civile revendique sa participation dans l’élaboration de la loi sur le Code pétrolier en cours au Sénégal. La coalition Publiez ce que vous payez (Pcqvp) a tenu hier un atelier d’échanges sur ce que devrait être cette participation dans ce processus. «Nous sommes un acteur majeur du secteur industriel et extractif et à cet effet, nous travaillons sur un document de base que nous allons suggérer et qui sera notre contribution, parce que nous allons vers une loi nationale qui en tant que telle suppose la contribution de tous les acteurs», a indiqué hier Abdoulaye Seck. Le chargé de campagne de la coalition Publiez ce que vous payez, regrette l’exclusion de la Société civile du processus d’élaboration du code, malgré ses nombreuses demandes et en dépit de la déclaration faite par le président de la République lors du Dialogue national. «Nous peinons toujours à avoir le document, nous faisons face à un refus du gouvernement de partager le document, afin que les différents acteurs puissent apporter leur contribution. Jusque-là, cela reste un document administratif entre les mains des agents de l’Administration qui se considèrent comme étant les seuls à décider de ce qui est bon pour le Sénégal», dénonce M. Seck. La bonne approche serait pour lui, d’adjoindre la Société civile, les parlementaires, les Sénégalais qui vont vivre cette exploitation, subir toutes les conséquences d’où l’importance de prendre en compte leur vision par rapport à ces ressources. La bonne approche serait aussi, «de décloisonner le processus en cours, de mettre le document à la disposition des acteurs intéressés pour que chacun puisse donner son point de vue».
Abdoulaye Seck invite le gouvernement à tirer profit des bonnes expériences des autres pays qui ont précédé le Sénégal dans l’exploitation du pétrole et du gaz.
Sa coalition attend une loi qui prenne en charge toutes les aspirations du Peuple sénégalais. Par conséquent, celle-ci ne devrait pas être une loi du régime actuel, mais plutôt une loi qui prenne en compte toutes les aspirations du Sénégal en matière de développement, des droits humains, de respect de l’environnement mais surtout de partage des ressources.
«Cette loi qui va régir toute l’activité pétrolière et gazière du Sénégal sera une loi nationale et en tant que telle, nous n’avons pas le droit de nous taire compte tenu des mauvaises expériences vécues dans d’autres pays». Pour prévenir, la Société civile va rendre publiques ses contributions afin de prendre l’opinion publique à témoin en cas de difficultés, «parce qu’on va vers cela si le processus continue», selon Abdoulaye Seck.
«Nous travaillons à mettre en place un ensemble de contributions que nous allons transmettre au gouvernement, mais aussi partager avec les sénégalais», indique M. Seck.
ksonko@lequotidien.sn

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