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Des organisations de la société civile sont à Dakar pour maximiser leur contribution à l’élaboration d’un code minier de la Cedeao. Lequel, une fois adopté, permettra de réduire à néant la concurrence que se livre les Etats pour attirer les compagnies minières internationales. Ce qui servira aussi, à une meilleure redistribution des ressources naturelles.

Quelles sont les axes d’une contribution effective et dynamique de la société civile à l’élaboration d’un code minier de la Cedeao ? À cette interrogation, des associations de la société civile de la sous-région sont à Dakar depuis hier pour une durée de 3 jours, afin d’y apporter une réponse. Mais en premier lieu, il faudra, avec l’aide d’Oxfam, qui a organisé cet atelier de partage, trouver un consensus sur la position commune à tenir par la société civile régionale par rapport au code minier communautaire. Une fois réalisé, cela permettra l’élaboration d’une feuille de route pour l’atteinte de cet objectif.
A noter que les Etats membres de la Cedeao ont réussi à attirer des compagnies minières internationales, grâce à des mesures et dérogations très incitatives à l’endroit de ces dernières. Ce qui a conduit à une concurrence effrénée entre Etats, au détriment des populations. C’est dans ce cas, que la Cedeao a entrepris de mettre en place un cadre politique et normatif commun pour le secteur extractif au niveau de la région qui s’intégrerait dans une vision globale de développement durable. C’est en 2008 que la commission de la Cedeao a initié des séances de travail en vue d’harmoniser en 3 phases les régimes des Etats membres. D’abord, il a été adopté une directive minière en 2009 dont le but est de régler les principes directeurs et les politiques des Etats membres. Ceci devait aboutir à la mise sur pied d’un code minier en juillet 2014. Mais jusqu’à présent il est en cours de formulation.
Pour le député Mamadou Lamine Diallo, il est urgent d’avoir un code minier qui va arbitrer une redistribution beaucoup plus équitable des ressources minières dans l’espace Cedeao. «Sans cadre, nous allons rater ce train de l’histoire», a-t-il dit.
Abordant dans le même sens, le directeur sous régional d’Oxam pense que les éléments sont réunis pour avoir ce code. Il reste juste, à harmoniser la position des organisations de la société civile. «Il faut saisir cette opportunité, car la volonté politique est là», a-t-il   indiqué aux acteurs de la société civile.
mgaye@lequotidien.sn

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