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Dans le cadre de l’application des directives de l’Uemoa qui est à sa phase expérimentale au Sénégal, le Ministère de l’agriculture et de l’équipement rural (Maer) a réuni ce week-end l’ensemble des responsables de ses structures pour renforcer leurs capacités sur l’élaboration et la mise en œuvre du budget-programme.

Moussa Baldé, ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural, compte mettre à profit l’année 2020 pour bien exécuter le budget-programme qui est à sa phase expérimentale au Sénégal. Pour cela, l’ensemble des responsables des structures de son département, sous la houlette de son secrétaire général et de son Directeur de l’administration générale et de l’équipement (Dage), se sont réunis ce week-end afin de s’imprégner davantage de l’élaboration et de la mise en œuvre du budget-programme.
Le ministre Baldé disait dans le journal Le Quotidien, édition n° 5060 du lundi 6 janvier 2020, que «l’’urgence, c’est de mettre très rapidement en œuvre nos programmes, parce que maintenant on exécute un budget-programme. Il faut réussir les programmes pour lesquels l’Assemblée nationale a voté un budget pour nous. Si nous réussissons ces programmes, l’agriculture continuera d’être attractive et diversifiée…».
Mme Marceline Sylla du cabinet Efa-Sénégal, commis pour la formation des agents du Maer, rappelle que «le budget de chaque ministère est désormais présenté sous forme de programmes dont le nombre varie entre deux et neuf. Chaque programme est piloté par un responsable de programme, nommé par décret et sur proposition du ministre de tutelle». L’inspectrice du Trésor précise ainsi que «la transparence budgétaire est renforcée, la déconcentration de l’ordonnancement est affirmée, car chaque ministre devient ordonnateur de ses dépenses et le ministère des Finances garde l’ordonnancement des recettes. Cette déconcentration est la conséquence logique de la budgétisation par programme qui implique un renforcement des liens entre le budget et les objectifs définis en politique publique, une amélioration de la performance opérationnelle qui passe par une meilleure responsabilisation des gestionnaires des finances consistant à leur laisser un certain degré de liberté dans la gestion de leurs moyens, mais par contre on leur demande de rendre des comptes». Et pour cette experte des finances publiques, «l’organisation de ce séminaire répond à un besoin de renforcement de capacités en matière d’élaboration et de mise en œuvre du budget programme».
Concernant les six directives de l’Uemoa, la première est relative au Code de transparence qui insuffle la transparence dans la gestion des finances publiques. La directive n°2 a trait à la Loi organique relative à la loi de finances (Lolf) qui institue une nouvelle façon de voir le budget. La troisième directive concerne le Règlement général sur la comptabilité publique (Rgcp), ensuite il y a la nouvelle Nomen­clature budgétaire de l’Etat (Nbe). A côté, il y a le Plan comptable de l’Etat (Pce) qui permet de définir le plan comptable de l’Etat et la directive du Tableau des opérations financières (Tof).
Cet arsenal qui constitue le nouveau cadre harmonisé des finances du Sénégal est entré en vigueur à partir de cette année.
Et pour consolider et pérenniser les acquis du secteur agricole, estime le Sg du Maer, la dimension performance, la responsabilisation des acteurs, la déconcentration des pouvoirs, la sincérité dans la fixation des ressources, la transparence dans leur utilisation, l’évaluation par la reddition des comptes constituent des concepts qui doivent rythmer le management du personnel du Maer au quotidien. Pape Malick Ndao promet à cet effet «d’aborder la première année d’exécution du budget-programme sous de meilleurs auspices et de préparer convenablement le budget de 2021 à partir de février, conformément aux nouvelles dispositions réglementaires».

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