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La Commission de régulation du secteur de l’électricité est aujourd’hui, prête à intégrer le secteur aval des hydrocarbures dans son champ d’action. Le projet de textes est déjà finalisé, a indiqué hier, Ibrahima Amadou Sarr, lors d’une rencontre avec des membres du Collectif des journalistes économiques du Sénégal.  Le président de la Crse expli­que qu’aujourd’hui, «la prin­cipale charge d’exploitation de Senelec, c’est le combustible. Or l’activité de combustible n’est pas gérée par la Commission. Elle a été confiée au Comité national des hydrocarbures, qui en réalité, n’a pas un pouvoir de décision. Le Cnh émet simplement, des avis consultatifs, ensuite il n’a pas le personnel en raison de la rareté des ressources».
Au-delà de ses attributions d’arbitrage, décisionnelles et consultatives, la Crse dispose également, d’un pouvoir d’enquête sur toutes les questions intéressant le secteur. A ce propos, la commission a décidé de mener cette année une étude sur la sécurité des installations électriques. «Nous avons finalisé les termes de référence. Cet audit vise à faire des recommandations, afin de faire face aux problèmes de sécurité. Nous sommes conscients que les améliorations notées dans la qualité de service ne doivent perdre de vue également, cette fragilité du réseau électrique. La Crse va lancer cette étude pour permettre de prendre des mesures idoines», soutient le président. L’autre projet sur lequel travaille le régulateur, c’est  de nouvelles conditions tarifaires. «Nous sommes en train de définir de nouvelles conditions tarifaires  pour la période 2017-2019», annonce M. Sarr.
Pour booster le niveau de l’électrification rurale, le Gou­ver­nement explore une option d’har­­monisation des tarifs de la Se­nelec avec ceux des concessionnaires. Mais aux yeux du régulateur, la mise en œuvre de cette mesure risque d’être problématique, compte tenu d’un manque de concertation autour de la question.
dialigue@lequotidien.sn

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