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Le président de la Confédération africaine de football (Caf), Ahmad Ahmad, est toujours indécis à l’idée de se présenter pour un second mandat l’année prochaine.

L’élection présidentielle de la Caf doit avoir lieu en mars 2021. Soit 4 ans après que le Malgache a détrôné de façon spectaculaire le dirigeant de longue date, Issa Hayatou. Ahmad, qui fait l’objet d’une procédure d’enquête de la Fifa pour des questions d’éthique, a indiqué qu’il prendra probablement sa décision tardivement et seulement après avoir demandé conseil à ses collègues. «Je prends toujours conseil auprès de toutes les parties prenantes du football africain. Une fois que ce sera fait, je pourrai dire si je me lance ou non», a déclaré le vice-président de la Fifa, à Bbc Sport Africa.
L’ancien président de la Fédération malgache a annoncé sa candidature pour 2017, quatre mois avant les élections, et juste une semaine avant leur date limite, disant qu’il avait décidé de se présenter après avoir entendu certains présidents de fédération appeler au changement.
«Je n’exerce pas cette fonction par ambition personnelle.» a indiqué Ahmad. Qui ajoute : «Je le fais bien plus par motivation collective et actuellement. Même si j’y réfléchis un peu, je ne veux pas trop y penser. Je préfère mettre mon énergie dans les obligations auxquelles la Caf doit faire face ces jours-ci et qui sont très urgentes.»
Depuis que le coronavirus s’est répandu dans le monde, la Caf – comme de nombreuses organisations sportives – est confrontée à un cauchemar logistique lorsqu’elle doit organiser des tournois reportés comme la prochaine Coupe d’Afrique des Nations. Elle est également en arbitrage avec Lagardère Sports, dont l’accord télévisuel et marketing d’un milliard de dollars a été annulé par la Caf en octobre dernier. Une décision que Ahmad impute à la réglementation anti-concurrence, mais qui pourrait coûter à son organisation des dizaines de millions de dollars en compensation à la société française.

Des stratagèmes de campagne déguisés ?
Alors qu’il réfléchit à son avenir, certains ont vu dans la décision prise ce mois-ci par la Caf d’augmenter les subventions annuelles de ses membres de 200 mille à 300 mille dollars comme une première étape dans la campagne de Ahmad. Mais le sexagénaire affirme que l’argent doit aider les Fédérations dans leur lutte contre les pertes financières causées par la pandémie de coronavirus. «Nous faisons un effort pour stabiliser nos finances à la Caf, mais en même temps nous aidons substantiellement les fédérations. Nous avons décidé de donner 300 mille dollars à chacune d’elles. Ce qui implique un engagement énorme de la part de la Caf à hauteur de 16,2 millions de dollars, mais c’est une obligation. Nous devons investir pour pouvoir espérer augmenter les revenus futurs», a-t-il déclaré.
Avec BBC Afrique

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