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Depuis bientôt deux ans, le Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) occupait les devants de l’actualité du fait du conflit larvé opposant la directrice sortante, Cousson Traoré Sall, à une partie du personnel de l’établissement. L’élection de Mamadou Ndiaye, directeur des études, par 19 voix contre 18 pour la directrice sortante, annonce peut-être une pacification de l’école.

Le Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) va-t-il finalement tourner la page de ces deux années de guéguerre entre la désormais ex-directrice Cousson Traoré Sall et une partie du personnel ? L’on ne peut que l’espérer puisque l’établissement vient d’élire un nouveau directeur en la personne de Mamadou Ndiaye, directeur des études de l’établissement. Le nouveau directeur s’est imposé sur le fil au terme d’une élection au résultat très serré. 19 voix pour le premier contre 18 pour Mme Sall, un score qui montre à suffisance dans quelle mesure le scrutin a été disputé. Il faut dire que depuis plus de deux années, le Cesti est le théâtre d’une lutte acharnée pour le départ de Mme Cousson Traoré Sall, membre du Syndicat unique des enseignants du Sénégal (Sudes), contestée par les enseignants membres du Syndicat de l’enseignement supérieur (Saes). La directrice et ses adversaires s’étaient déchirés autour d’une affaire de remise de diplômes à des stagiaires béninois. Et face à la radicalisation des positions, l’affaire avait même fini devant les tribunaux après une plainte de Mme Sall contre le Secrétaire général du Saes/Cesti pour diffamation. Cette guéguerre est née de la délivrance d’attestations à des étudiants béninois par l’école qui avait fortement irrité le Saes/Cesti, qui a parlé de «blanchiment de diplômes». Ce qui avait paralysé l’école de formation de journalisme. Avec le départ de Cousson Traoré Sall, un vent de paix va peut-être souffler dans l’école qui a vu passer les plus grands journalistes de ce continent.
Pourtant prévu la semaine dernière, le scrutin avait été reporté par le nouveau recteur de l’Université Cheikh Anta Diop, le Pr Aly Mbaye. Un report qui avait fait sortir de leurs gonds les militants du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) qui avaient dénoncé «une décision incohérente» de l’autorité.
Docteur en Sciences de l’information et de la communication de l’université Michel de Montaigne, Bordeaux 3, Mamadou Ndiaye a été tour à tour chef de la division Multimédia et chef du département Communication de juillet 2011 à juillet 2017, avant d’assurer, depuis août 2017, la charge de directeur des études. Elu pour un premier mandat, il aura sans nul doute à cœur de réconcilier les parties en conflit mais aussi de relever les nombreux défis qui se posent à cette école en termes de formation des journalistes.

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