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Les enjeux des élections de représentativité des centrales syndicales ne sont pas négligeables. Appelés aux urnes aujourd’hui, les travailleurs doivent désigner les centrales les plus représentatives parmi les 14 en lice. Celles qui auront atteint le seuil de 10% des suffrages exprimés porteront non seulement la voix des travailleurs, mais siégeront aussi au niveau de certaines institutions de l’Etat.

Les travailleurs sont appelés aux urnes aujourd’hui pour choisir parmi les 14 centrales syndicales en lice les plus représentatives. Les enjeux de ce scrutin sont énormes. Au-delà de la crédibilité et du poids qu’on peut détenir pour porter la voix des travailleurs, les centrales syndicales les plus représentatives seront aussi présentes dans les institutions comme le Haut conseil du dialogue social, le Conseil économique, social et environnemental, au niveau de l’Ipres et de la Caisse de sécurité sociale.
Interpellé sur la question, un inspecteur du travail souligne que la répartition de ces sièges se fera en fonction de la représentativité de ces centrales, mais aussi du nombre disponible. Cet inspecteur du travail, qui a préféré garder l’anonymat, précise que la nouveauté dans ces élections comparées à celles de 2011, c’est qu’un seuil de 10% des suffrages exprimés a été fixé. C’est sur la base de celui-ci que seront désignées les centrales représentatives.
L’importance de la représentativité d’une centrale ne se limite pas seulement au niveau national. Parce qu’au niveau international, c’est la centrale qui sortira première de cette élection qui représentera notre pays. Selon notre interlocuteur, c’est elle qui sera conviée à la Conférence internationale du travail. D’ail­leurs, tout cela a été expliqué par le ministère du Travail, du dialogue social et des organisations professionnelles lors d’une rencontre portant sur l’organisation de ces élections. Mansour Sy avait ainsi souligné que «seront considérées comme centrales syndicales représentatives celles qui auront au moins 10% des suffrages exprimés». Et il avait ajouté : «Elles seront les partenaires de l’Etat qui siégeront dans les Conseils d’administration de l’Ipres, de la Caisse de sécurité sociale. Et elles représenteront les travailleurs dans différentes sphères de l’Etat, les institutions sous-régionales, au Bureau international du travail. Ce sont elles qui négocieront avec l’Etat et qui seront dans les comités de suivi.»
Outre la désignation des véritables partenaires sociaux, ces élections de représentativité permettront peut-être de mettre fin à la polémique qui accompagne la distribution de la subvention de 600 millions de francs Cfa que l’Etat accorde aux centrales syndicales. Chaque année, le partage de cette somme est suivi de polémiques entre les différentes centrales. Avec ces élections, la subvention sera distribuée en fonction de la représentativité de la centrale concernée.
Organisées pour la première fois en 2011, ces élections de représentativité des centrales syndicales avaient vu la Con­fédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts) de Mody Guiro arrivée en tête, suivie par l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (Unsas) de Mademba Sock, de la Csa, de la Cnts/Fc et de la Fgts/B.
dkane@lequotidien.sn

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