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Les Catalans votent ce jeudi 21 décembre pour élire un nouveau Parlement, mais la crise que traversent la région autonome et tout le pays ne cessera sans doute pas avec ce scrutin.

En Catalogne, chacun est conscient de la grande incertitude qui prévaut avec les deux blocs indépendantiste et constitutionnaliste au coude-à-coude. Mais à Madrid, le sentiment qui domine est très largement en faveur de l’unité de l’Espagne. Avec des nuances toutefois : les électeurs conservateurs défendent la mise sous tutelle de la région autonome par le gouvernement ; ceux de l’opposition dénoncent le blocage qu’ils imputent à une mauvaise gestion de la crise par Mariano Rajoy.
Tous en tout cas critiquent la démarche unilatérale des indépendantistes. A de rares exceptions près, l’incompréhension domine face au désir de sécession. «On les aime les Catalans et il faut qu’ils comprennent qu’on est mieux ensemble», disait un Madrilène ce matin. Et comment expliquer cette volonté de se séparer de l’Europe malgré tous les risques économiques que cela implique ?

Aucun parti ne devrait obtenir la majorité
Beaucoup aussi ont hâte de voir la crise se terminer. Une jeune femme se disait fatiguée par cette situation, et craignait en même temps que ces élections ne résolvent rien. Car dans tous les cas, aucun parti n’obtiendra la majorité absolue et les tractations pour mettre en place un gouvernement s’annoncent très longues et compliquées. Même si pour beaucoup de Madrilènes, le risque de démarche unilatérale semble écarté, les questions liées à l’autonomie fiscale et aux revendications de davantage d’indépendance vis-à-vis de Madrid vont rester.
Rfi

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