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Alors que le report des Locales est un des points des termes de référence du dialogue, la Société civile a affirmé hier son opposition à cette éventualité.

C’est un des points soumis au dialogue par le pouvoir. Mais la Société civile n’approuve pas l’idée de reporter les élections locales prévues en décembre prochain. «Si, visiblement, il n’est pas possible d’organiser les Locales à date échue, on sera bien obligés de s’ajuster. Mais la position de la Société civile est que l’élection doit se dérouler à date échue», a dit hier, Pr Babacar Guèye, lors d’un atelier d’évaluation de la participation de la Société civile sénégalaise au processus électoral. Président du Collectif des organisations de la Société civile pour les élections (Cosce), il a toutefois salué l’appel au dialogue. «En réalité, l’organisation transparente et participative des élections n’a de sens que s’il aboutit à un dialogue politique. Nous nous réjouissons de l’ouverture prochaine du dialogue», a-t-il dit. Non sans ajouter que les organisations de la Société civile mettront à disposition leur expertise afin que l’objectif fixé à ce dialogue soit atteint. Interpellé sur le refus du Parti démocratique sénégalais (Pds) de répondre à cet appel, Pr Guèye préfère garder cet optimisme de voir Me Wade et ses hommes se raviser. «Il faut laisser ce dialogue commencer à se dérouler. Peut-être avant qu’il ne se termine, on arrivera à tous les consensus que nous souhaitons et, peut-être même qu’à ce moment-là, des partis comme le Pds, accepteront de rejoindre les autres», a-t-il souligné. Précisant que le Pds n’a pas dit officiellement, «qu’il ne participera pas à ce dialogue, mais qu’il a émis quelques conditions».
Concernant le processus électoral qui a conduit à la Présidentielle du 24 février, la Société civile estime que le scrutin a été «paisible, pacifique». Cependant, le parrainage et la rupture du dialogue à un moment donné constituent des «couacs». «Si le dialogue avait continué jusqu’au bout du processus électoral, je pense qu’on aurait beaucoup moins de difficultés lors de ce processus électoral. Le parrainage fait partie des aspects les plus négatifs de ce processus, la loi doit être complètement revue», suggère le président de la Cosce. Le Directeur général des élections, Tanor Thiendella Fall, a assuré que les concertations amorcées la semaine dernière seront l’occasion de voir comment mettre en œuvre le parrainage dans le cadre des élections locales.
mfkebe@lequotidien.sn

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