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Le Professeur agrégé en droit privé, Abdoulaye Sakho, estime que la libéralisation du secteur de l’électricité au Sénégal a conduit à des gains significatifs, malgré les quelques couacs qui persistent.

Même si les coûts de l’électricité n’ont pas connu une forte baisse, la libéralisation du secteur, surtout dans le domaine de la production, a engendré beaucoup d’avantages, relève le Professeur Abdoulaye Sakho. En effet, explique l’universitaire qui intervenait vendredi lors d’un atelier de renforcement de capacités organisé par la Commission de régulation du secteur de l’électricité (Crse) à l’intention des organisations de défenseurs des consommateurs, il y a un peu plus de production d’électricité, d’entreprises d’électricité. «Il y a ainsi beaucoup moins de délestages. Cela veut dire que la libéralisation a son côté avantageux, même si pour l’instant ça n’entre pas dans nos poches en tant que consommateurs, mais on a quand même noté des améliorations», soutient le Pro­fesseur agrégé de droit privé. A ses yeux, le secteur accueille de plus en plus d’investisseurs, le nombre d’opérateurs augmente, ce qui est aussi un indicateur de réussite de la libéralisation. Il y a quelques années, beaucoup de villages n’avaient pas accès à l’électricité. Aujourd’hui, ça commence à aller un peu partout, selon le juriste.
Au-delà de la Société d’électricité du Sénégal (Senelec), l’opérateur historique, la Crse a fait état, dans «le guide du consommateur» qu’elle a présenté à la rencontre, près d’une dizaine de producteurs indépendants et des opérateurs d’électrification rurale. En termes de production d’électricité, l’organe de régulation du secteur relève 3 920,54 Gwh en 2017 dont 2 139,92 Gwh produits par la Senelec et 1 780,62 Gwh par les indépendants.
Concernant la puissance totale installée en 2017, la Commission de régulation du secteur de l’électricité mentionne dans le document 1 024 Mw dont 848 Mw de thermique, 75 Mw d’hydro et 102 Mw de solaire.
Les achats d’électricité de Senelec auprès des producteurs indépendants ont aussi fortement augmenté de 2015 à 2017, passant ainsi de 35,6% en 2015 à 45,4% en 2017, selon le guide.
Ce support présente le cadre institutionnel du secteur et les différents acteurs y intervenant. Pour mieux comprendre le secteur, un focus a été également fait sur le cadre légal et réglementaire.
Selon le régulateur en chef du secteur Amadou Ibrahima Sarr, le guide du consommateur sera mis à la disposition des acteurs, des consommateurs et des investisseurs, afin qu’ils puissent s’imprégner davantage du secteur de l’électricité.
dialigue@lequotidien.sn

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