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Le gouvernement sénégalais peut déjà se féliciter, puisque le pays a atteint 21% d’énergie dans son mix énergétique. Ce qui est une performance dans la région, grâce à la production hydroélectrique et au solaire, a salué hier la directrice de l’Agence française de développement (Afd), Laurence Hart. Qui souligne tout de même que le challenge du pays reste à trouver des solutions de stockage, hors réseau, afin de booster l’accès à l’électricité.

Des partenaires techniques et financiers, notamment la Banque africaine de développement (Bad) et l’Agence française de développement (Afd), saluent le rôle pionnier du Sénégal dans la transformation du solaire en énergie dans la région sahélo-saharienne. Mais relèvent les bailleurs de fonds, les défis pour le pays restent des solutions de stockage, hors réseau, entre autres.
«Le challenge maintenant du pays, c’est de renforcer et d’ajouter de l’intelligence dans son réseau, afin qu’il puisse intégrer réellement cette électricité intermittente croissante et des solutions de stockage qui devront être étudiées, probablement intégrées au réseau. Par ailleurs, les solutions hors réseau, que ce soit les kits solaires ou les mini-réseaux, sont absolument nécessaires pour permettre un accès à l’électricité aux populations des zones éloignées du réseau. Et tout cela, afin d’atteindre l’objectif d’accès universel à l’énergie d’ici 2025, porté par le gouvernement sénégalais», a déclaré hier la directrice de l’Agence française de développement (Afd), lors du lancement du programme «Desert to power» (Transformer le désert en énergie) de la Bad. Mme Laurence Hart note tout de même que «le gouvernement sénégalais peut déjà se féliciter, puisque le pays a atteint 21% d’énergie dans son mix énergétique. Ce qui est une performance dans la région, grâce à la production hydroélectrique et au solaire. Aujourd’hui, le gouvernement affiche un objectif ambitieux de 30% des capacités d’énergie renouvelable à l’horizon 2019, grâce au développement de projets solaires et éoliens. On peut dire que le pays est pionnier dans le développement de son potentiel solaire».
A ce propos, mentionne Serge Marie N’guessan, responsable pays de la Bad au Sénégal, «la réalisation de la centrale Tobène power d’une capacité de 105 mégawatts et celle des centrales solaires de Bokhol et de Malicounda constituent des actions concrètes traduisant la volonté des autorités sénégalaises de fournir l’énergie durable aux populations, surtout rurales».
Après la centrale de Sendou 1, assure M. N’guessan, la Bad sera aux côtés du gouvernement sénégalais pour amplifier ces actions, notamment à travers le Pro­gram­me d’urgence de développement communautaire (Pudc).
L’Afd accompagne également le Sénégal sur les questions liées à la diversification des sources de production, la modernisation et le renforcement des réseaux.
A travers le programme «Desert to power», la Bad entend travailler en partenariat avec l’Afd, l’Agence internationale d’énergie renouvelable (Irena), Solar plaza, les acteurs du secteur privé et d’autres partenaires techniques et financiers, au service de 11 pays situés dans la région sahélo-saharienne et le long de la Grande muraille verte dont le Sénégal.
dialigue@lequotidien.sn

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