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Plus de 400 mille ménages pourraient être intéressés par l’électrification hors réseau au Sénégal. Et au-delà des ménages, il y a des dizaines de milliers d’usagers productifs. C’est ce qui ressort de l’étude sur l’évaluation du marché solaire hors réseau au Sénégal, présentée hier. L’étude indique également un potentiel économique de plus de 50 milliards pour cette technologie.

L’évaluation du marché du solaire hors réseau au Sénégal indique une demande portant sur plus de 400 mille ménages intéressés par l’électrification hors réseau. Au-delà des ménages, il y a des dizaines de milliers d’usagers productifs. Aussi, le marché hors réseau est estimé au Sénégal à presque 50 milliards Cfa.
Siré Abdoul Diallo, coordonnateur du Fonds d’appui au secteur privé dans le cadre du Projet régional d’électrification hors réseau (Rogep) qui commentait hier les résultats de l’étude lors d’un atelier, a détaillé : «S’agissant de l’offre sur le marché hors réseau, nous avons un marché qui est en croissance certes, mais il y a des difficultés. Le marché est tellement disparate que nous nous retrouvons avec des entreprises qui sont assez solides, qui arrivent à faire un bon chiffre d’affaires et qui proposent des technologies de qualité à la demande.»
M. Diallo a ajouté cependant qu’il existe beaucoup d’entreprises qui restent dans l’informel et qui n’arrivent pas à faire en sorte que les nouvelles technologies qui sont disponibles soient accessibles au niveau des ménages et des consommateurs. «Donc le Projet régional d’électrification hors réseau (Rogep) vise à faire le renforcement des capacités au niveau de ces entreprises-là et à leur fournir non seulement l’assistance technique, mais aussi celle financière. Laquelle leur permettra d’avoir un fonds de roulement conséquent et d’avoir accès aux produits de qualité», a-t-il assuré.
En considérant les projets prévus et les financements à venir, l’étude renseigne qu’«il restera toujours à peu près 4 millions de personnes qui ne seront pas électrifiées à travers le réseau à l’horizon 2030». Il propose donc la mise en place d’autres actions à travers le secteur privé et le gouvernement pour que ces ménages ne soient pas laissés de côté et que la politique du gouvernement puisse aussi bénéficier du réseau à l’horizon 2030.
Selon Ibrahima Niane, directeur de l’Electricité au ministère du Pétrole et des énergies, le marché hors réseau est porteur en termes d’opportunités et de potentialités. Parce que, explique-t-il, «quand on regarde l’accès à l’électricité au Sénégal, notamment en zone rurale, il n’y a que 43% des ménages qui ont accès à l’électricité. Et pour y accéder, il y a différentes technologies».
Le représentant du ministre Makhtar Cissé a tenté en outre d’apporter quelques éclaircissements sur le terme hors réseau. «Un ménage qui est dans une localité qui est proche du réseau peut être raccordé facilement au réseau de Senelec. Maintenant, si le ménage est dans une localité très éloignée du réseau, vous conviendrez que pour tirer le réseau sur 15, 20, 30 km, ça va coûter excessivement cher.» Donc, indiquera M. Niane, «s’il y a des technologies adaptées, mieux vaut utiliser ces solutions et parmi elles, il y a ce qu’on appelle la technologie hors réseau. Si le village est éloigné, avec une population dense, on peut mettre en place une mini centrale solaire et un mini réseau pour alimenter le village». Par contre, va-t-il nuancer, «si le village est éloigné et l’habitat dispersé, on peut mettre des kits solaires au niveau des ménage».
mfkebe@lequotidien.sn

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