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«Nous interpellons le gouverneur de la région de Thiès, le préfet du département et le commandant de la zone militaire n°7, qui représentent le président de la République et qui sont concernés par ce conflit foncier ici à Thiès, pour qu’on prenne en compte le droit de ces citoyens qui sont des Sénégalais à part entière. Nous interpellons aussi le président de la République qui a eu à contresigner le décret 2006-84, qui autorise la construction de cette cité, en tant que Premier ministre du Sénégal qui a été signé par le président de la République, Me Abdoulaye Wade, pour lui dire que sa signature d’hier est la même que celle d’aujourd’hui et que nous ne serions acceptés un recul dans ce domaine. Il ne peut pas mettre en œuvre des programmes en faveur de l’habitat social et trouver d’honnêtes citoyens qui ont acquis leur maison dignement et à la sueur de leur front pour qu’on leur demande de quitter. Je voudrais lui lancer un appel solennel en tant que représentant du Peuple pour que cette situation cesse dans les meilleurs délais. Nous pensons qu’aujourd’hui, s’il y a des activités militaires à mener dans cette zone, la forêt classée de Thiès est assez vaste pour que des militaires puissent s’y déployer. S’il y a des accords qui ont été signés avec d’autres forces militaires d’autres pays, il ne faut pas qu’ils soient en défaveur des populations sénégalaises. Et c’est cela le fond du problème aujourd’hui parce que j’ai mené une petite enquête. Elle a révélé que ce sont les Américains qui veulent construire un centre sur ce site. Pour vous dire que les choses ne sont pas claires. S’il y a aussi des tentatives de donner une assiette foncière à la Comico, il faut qu’on sache qu’on ne saurait déshabiller Paul pour habiller Pierre parce que cela y ressemble fort bien. Et aujourd’hui, si cela passe par cette coopérative, demain ce sera autour du village de Daral Peulh et après demain ça pourra être autour de Thially, Thiapong, Thionakh, Pognène, des quartiers qui entourent la zone militaire, parce que l’appétit vient en mangeant. Nous avons tous le devoir de nous lever comme un seul homme pour arrêter ces dérives. Selon les documents qui m’ont été remis par la Coopérative d’habitat des Ong de la région, ces citoyens sénégalais occupent cette assiette foncière sur la base de dispositions légales. Ils sont en train de construire et aujourd’hui on vient leur donner des sommations de déguerpissement ; cela est inacceptable dans un Etat de droit.»

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