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L’entraîneur français, Patrice Beaumelle, a été nommé à la tête des Eléphants en mars dernier par l’actuelle équipe dirigeante de la Fif, en fin de mandat. Mais déjà des voix émettent des réserves sur ce choix qui pourrait aussi être remis en cause par le futur patron du foot ivoirien, à l’issue des élections d’août prochain.

Depuis début mars de cette année 2020, l’entraîneur français, Patrice Beaumelle, a été nommé à la tête des Eléphants, en remplacement de Ibrahim Kamara. Un choix que n’approuve pas forcement l’ex-capitaine des Eléphants et vainqueur de Sénégal 92, Gadji Celi. Ce dernier pense que ce poste doit revenir en priorité à un entraîneur ivoirien qualifié et compétent.
«Je n’ai rien contre Patrice Beaumelle en tant que personne ou technicien. Mais ma vision est qu’on privilégie les entraîneurs ivoiriens qualifiés compétents, exerçant ici ou ailleurs, pour coacher les Eléphants. Ce profil ne manque vraiment pas parmi la corporation des entraîneurs ivoiriens. Si on les a formés ou ils se sont formés, il est temps qu’on fasse confiance à nos compatriotes. Si Kamara Ibrahim n’a pas atteint les objectifs qui lui ont été fixés, on le remplace tout simplement par un autre technicien ivoirien qui peut faire le travail avec une feuille de route précise», explique l’ancien Eléphants, basé à Paris.

S’inspirer de l’Algérie et du Sénégal comme piste locale
Pour le capitaine vainqueur de Sénégal 92, il faut qu’on sorte définitivement du faux complexe de l’entraîneur expatrié plus fort que les locaux. «Qui a remporté la dernière Can en Egypte ? C’est l’Algérie, avec son entraineur local Djamel Belmadi. Et le finaliste malheureux ? C’est le Sénégal, avec son technicien local Aliou Cissé. Et pourtant, il y avait des entraîneurs expatriés à la tête de certaines équipes africaines à cette Can», lâche-t-il.
Gadji Celi n’oublie pas de citer également la Can remportée par l’entraîneur local Yéo Martial en 1992 au Sénégal et la place de finaliste obtenue par le coach François Zahoui avec les Eléphants en 2012 au Gabon. Avant d’ajouter que ces techniciens locaux ont l’avantage indéniable de maîtriser la culture, la psychologie, l’environnement du pays et des footballeurs africains. Le reste n’étant qu’une question d’objectif fixé à l’entraîneur, les moyens mis à disposition, pour le juger à l’arrivée.
Un autre problème pourrait se poser pour Patrice Beaumelle. En effet, choisi par le président sortant de la Fif, Sidy Diallo, le technicien français pourrait voir sa nomination remise en cause par la nouvelle équipe dirigeante qui sera élue à l’issue des élections d’août prochain (voir encadré).
D’ailleurs en ce qui concerne son programme, Beaumelle s’active pour renforcer son équipe avant la reprise des compétitions internationales. L’ancien adjoint de Hervé Renard, qui est en pleine prospection, a tenté de convaincre Angelo Fulgini, le Franco-Ivoirien. Mais selon les informations de Sportmania, le milieu offensif d’Angers (22 ans) aurait dit non à Beaumelle. Il dit avoir pour priorité la sélection française. Même s’il aurait demandé un temps de réflexion.

Présidence de la Fif : L’Ag élective prévue le 22 août
La Fédération ivoirienne de football (Fif) a annoncé ce vendredi, à l’issue de son Comité exécutif, que son Assemblée générale élective est prévue le 22 août prochain. «L’Assem­blée générale élective prévue le 22 août» sera pilotée par la Commission électorale qui sera mise en place à l’occasion de l’Assemblée générale ordinaire annuelle programmée le 20 juin, précise un communiqué
Au sujet de cette élection, trois candidats sont en lice : le vice-président de la Fif, Sory Diabaté, actuel président de la Ligue professionnelle ivoirienne, Idriss Yacine Diallo, ancien vice-président de la même instance et Didier Drogba. Le prochain président succédera à Sidy Diallo (2011-2020).

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