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Le chef de l’Etat Macky Sall a présidé hier la célébration de la Journée nationale de l’élevage 2019 à Kaël, dans le département de Mbacké. Un rendez-vous annuel des éleveurs qui a enregistré une mobilisation «exceptionnelle» et servi de prétexte au Président Sall pour s’engager davantage dans le développement des cultures fourragères en particulier.

La 6ème édition de la Journée nationale de l’élevage, tenue hier à Kaël, département de Mbacké, a été placée sous le thème «Promotion des cultures fourragères et amélioration génétique du cheptel, créneaux porteurs pour l’emploi des jeunes et des femmes». Un thème qui, selon le chef de l’Etat, permettra de relever le circuit du développement durable dans le secteur urbain. Le Président Macky Sall dira : «Le thème établi porte le lien entre les solutions techniques et les contributions qui vont prendre en charge la lancinante question de la création d’emplois.» Aussi, M. Sall de rassurer l’assistance en précisant qu’il a bien entendu leurs préoccupations par rapport aux forages pastoraux et à la modernisation de l’élevage à Kaël. Pour le Président Sall, cette journée permet d’échanger et de partager avec tous les professionnels de l’élevage, mais surtout de pouvoir orienter les axes majeurs de la politique de l’élevage du pays afin de décider ensemble de l’avenir du secteur de l’élevage, un «secteur vital dans notre quête d’émergence».
Dans la même veine, M. Sall a rappelé qu’au plan macro-économique, l’élevage a contribué en 2018 à hauteur de 4,4% du produit intérieur brut national et 25,6% à la valeur ajoutée de l’agriculture au sens large. «C’est donc un secteur important», souligne-t-il. A l’en croire, ces résultats confortent la pertinence de l’option de faire du secteur de l’élevage un des leviers majeurs de l’émergence économique et sociale. En ce sens, dit-il, «cela illustre notre détermination à tout mettre en œuvre pour l’atteinte des objectifs fixés par ce secteur qui dispose d’une marge considérable de progression».
Toutefois, le chef de l’Etat n’a pas manqué de remercier les éleveurs, venus de tous les coins et recoins les plus reculés du pays, pour leur mobilisation exceptionnelle. «Nous devons toutefois faire plus d’effort afin de concrétiser l’ambition que je nourris, à savoir d’en faire un secteur compétitif qui satisfait de manière durable la demande nationale de produits, tout en assurant la promotion socio-économique de ses acteurs. Le Fonds révolving qui, globalement, se situe à plus de 2,5 milliards francs Cfa, je vais y ajouter ce qui ressort de l’assurance 2 autres milliards. Ce qui fera 4,5 milliards pour l’aliment de bétail pour faire face à la résilience en eau et de l’aliment à moindre coût.»

Chapelet de doléances des éleveurs
Tour à tour, les orateurs choisis n’ont pas manqué d’étaler leurs inquiétudes, même s’ils reconnaissent que le gouvernement a fait des avancées significatives dans le secteur de l’élevage. Ainsi, le maire de la commune de Kaël n’a pas manqué de solliciter : «A l’image du centre régional géotechnique de Dahra et celui de Kolda, nous sollicitons la création d’un centre géotechnique d’envergure régionale voire nationale à Kaël. On y développera les matières de l’élevage à l’image des sujets présents dans la salle d’exposition. Nous voudrions améliorer sensiblement la qualité de notre cheptel.» El Hadji Ba a aussi signalé que le vol de bétail est une épine dans le pied de l’élevage. Il fait savoir que le poste de gendarmerie de Kaël polarise 8 communes. Aussi a-t-il sollicité l’érection de ce poste en Brigade de gendarmerie avec des moyens conséquents.
M. Ba s’est réjoui de la forte mobilisation des éleveurs. Lui emboîtant le pas, le président des éleveurs du Sénégal, Souleymane Sow, ajoute : «Nous souhaitons l’ouverture d’un capital au niveau de la Compagnie nationale d’assurance agricole pour que nous puissions aller de nos propres moyens, parce que demander de l’aide n’est pas une chose qui peut continuer.»

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