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Le budget du ministère de l’Elevage et des productions animales pour l’année 2017 est arrêté à 22 milliards 304 millions 570 mille francs Cfa contre 14 milliards 924 millions 588 mille en 2016. Soit une hausse de 7 milliards 379 millions 982 mille francs Cfa, liée surtout au recrutement    de 254 agents prévu au cours de l’exercice budgétaire 2017.

De 14 milliards 924 millions 588 mille en 2016, le budget du ministère de l’Elevage et des productions animales est passé à 22 milliards 304 million 570 mille francs Cfa, soit une progression de 7 milliards 379 millions 982 mille francs. Cette augmentation des ressources financières de ce département s’explique d’après le rapport  de la commission des Finances, par l’engagement du gouvernement de renforcer ce département en ressources humaines. Ainsi est-il prévu le recrutement de 254 agents dont 32 docteurs vétérinaires, 64 ingénieurs, 122 agents techniques d’élevage, 4 ingénieurs agronomes et etc.
L’ambition de l’Etat souligne- t-on dans le rapport, est de consolider les résultats enregistrés  et de prendre en charge de nouvelles priorités.
N’empêche, les députés ont  interpellé le ministre de l’Ele­vage et des productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, sur d’autres préoccupations, notamment le vol de bétail, qui continue de hanter le sommeil de tout éleveur. Ils estiment qu’il y a une recrudescence du vol de bétail, malgré la récente loi qui a augmenté les peines encourues contre cette infraction. Certains d’entre eux considèrent que le problème se situe au niveau de  l’application de la loi et invitent les autorités compétentes à la revoir.  A leurs yeux, la peine de 5 à 10 ans est insuffisante et  dénoncent les sursis et autres libertés provisoires qui ne devraient pas exister en cas de vol de bétail. Pour le député Mamadou Moustapha Ndiaye «le problème se trouve au niveau du parquet  qui donne des libertés provisoires qui ne s’expliquent pas, cela pose problème et crée des frustrations, quand seulement peu de temps après son arrestation, le voleur est libéré». Parfois dénonce le député Bacari Danfa de Tandouk, ce sont les éleveurs victimes de vols qui sont sanctionnés à la place des voleurs de bétail. «Ils s’arment jusqu’aux dents  pour commettre leur forfait et ce sont  les éleveurs   qui sont inquiétés par les gendarmes, parce qu’ils détiennent des armes», explique-t-il, d’où son appel à autoriser les éleveurs à détenir des arme.
Le ministre de l’Elevage, qui a reconnu la recrudescence du vol de bétail, a indiqué que le chef de l’Etat lui-même, a demandé au ministère de la Justice de lui faire le point sur la situation des jugements.
 ksonko@lequotidien.sn

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