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Le nouveau ministre de l’Elevage et des productions animales, Aly Saleh Diop, a profité de sa visite hier des foirails de Dakar pour décliner sa feuille de route.

Nouvellement porté à la tête du Ministère de l’élevage et des productions animales (Mepa), Aly Saleh Diop a réservé sa première sortie aux foirails de la région de Dakar qu’il a visités mardi. Une occasion pour le successeur de Samba Ndiobène Kâ de décliner sa feuille de route. «Il nous faut aller dans le sens de moderniser ce secteur, d’accroître la productivité, les productions animales, de faire en sorte que les acteurs puissent avoir les instruments qui leur permettent d’arriver à ce niveau», a-t-il expliqué mardi, lors d’un point de presse au foirail de Rufisque, ultime étape de la tournée. Il s’agira, selon lui, d’améliorer génétiquement les races, d’assurer l’alimentation du bétail, de régler la question sanitaire et de moderniser les installations. Le département qu’il dirige désormais demeure un levier incon­tournable pour accéder à l’émergence.
«C’est un ministère qui occupe une position stratégique dans le développement économique et social de notre pays. En milieu urbain, un ménage sur quatre pratique l’élevage. En zone rurale, ce ratio est de cinq sur dix», a-t-il indiqué, notant que les foirails occupent une place de choix dans ce qu’il veut construire. «Dans la démarche que nous comptons mettre en œuvre, fondée sur une approche filière, les foirails occupent une position centrale», a-t-il soutenu pour justifier son choix des foirails. «C’est une visite de prise de contact qui m’a permis d’inviter ces acteurs autour d’une table de façon à échanger en profondeur pour pouvoir identifier les problèmes et les priorités, et esquisser des solutions pour permettre à l’ensemble des acteurs d’aller de l’avant», a fait savoir M. Diop.
Les acteurs sur place ont salué la démarche du nouveau ministre, tout en l’invitant à régler certains problèmes qu’ils vivent. «Le site est un titre privé. Dans cette situation, impossible d’y aménager quoi que ce soit. Même pour y implanter des toilettes, ils viennent vers moi, alors que c’est une propriété privée sur laquelle je n’ai aucune emprise», a indiqué le maire de Rufisque-Ouest, Alioune Mar, comme problème le plus prégnant à régler.
Une remarque bien notée par M. Diop qui a dans le sillage annoncé des rencontres périodiques, tous les quinze jours, avec les acteurs pour le suivi des actions qu’ils comptent entreprendre pour le foirail de Rufis­que.

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