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Pour contenir le vol de bétail qui continue de sévir au Sénégal, le chef de l’Etat exige une application rigoureuse de la loi. Macky Sall, qui présidait hier la 3e édition de la Journée nationale de l’élevage à Ndioum, n’exclut pas de faire réviser cette loi qui réprime le vol de bétail à une peine de 5 à 10 ans de prison.

Le vol de bétail continue de hanter le sommeil des éleveurs. Malgré l’adoption par l’As­semblée nationale de la loi de 2014, réprimant le vol de bétail à une peine de 5 à 10 ans de prison, le fléau continue d’inquiéter les éleveurs. Pour le président de la République, cela doit cesser. A cet effet, Macky Sall a décidé de mettre à contribution la justice pour que la loi sur le vol de bétail soit appliquée dans toute sa rigueur. D’ailleurs, a fait savoir le chef de l’Etat hier à Ndioum, à l’occasion de la 3e édition de la Journée nationale de l’élevage, il n’exclut pas de faire réviser cette loi, si c’est nécessaire pour que désormais «il n’y ait aucune possibilité de laisser des voleurs de bétail échapper à la justice et que la loi sur le vol de bétail ne leur soit pas appliquée». «L’Etat ne restera pas les bras croisés et toutes les complicités seront dénoncées et des contrôles renforcés dans les abattoirs», avertit fermement Macky Sall.

Augmentation des financements du sous-secteur
Selon les éleveurs, la récurrence du vol de bétail constitue le principal frein à l’envol du sous-secteur qui pourrait mieux se porter si des efforts étaient davantage faits dans le sens de mettre des financements plus conséquents à la disposition des acteurs qui ont aussi besoin d’être allégés de certaines charges.
A ce propos, le Président Sall a promis de porter les crédits budgétaires alloués au sous-secteur à plus de 22 milliards de francs Cfa en 2017. Aussi annonce-t-il la suppression des taxes douanières sur le cheptel en provenance de l’extérieur et la Tva sur le lait local. Rappelant la contribution de façon significative de l’élevage à la croissance économique, la sécurité alimentaire et à la création d’emplois…, le chef de l’Etat a indiqué que sur la période 2010-2014, le poids du sous-secteur à la valeur ajoutée courante primaire a été estimé en moyenne à 28,5%. Une contribution qui devrait connaître une hausse régulière eu égard au fort potentiel productif du sous-secteur, mais surtout à l’augmentation progressive de dotations budgétaires allouées qui sont passées de 9 milliards 500 millions en 2012 à 14 milliards 900 millions de francs Cfa en 2016.
cndiongue@lequotidien.sn

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