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Les pays africains s’étaient engagés à Maputo (Mozam­bique) en 2003 à mettre 10% de leur budget dans l’agriculture, afin d’éliminer la faim à l’horizon 2025. Bien des années après, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) note de grands pas dans la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (Odd). Cependant, elle n’est pas très satisfaite du progrès, surtout concernant l’Odd2, «Elimination de la faim», où il y a encore beaucoup à faire. Pour aider les pays à planifier et à allouer les ressources dans le cadre du programme de développement durable à l’horizon 2030, l’organisation onusienne a élaboré un document intitulé Transformer l’alimentation et l’agriculture pour réaliser les Objectifs de développement durable. Le document qui a fait l’objet de partage hier organise de manière intégrée les domaines d’expertise de la Fao dans 20 domaines d’action interconnectés. Les 20 actions décrivent les approches, les pratiques, les politiques et les outils intégrant les trois domaines du développement, notamment économique, social et environnemental et implique une participation et des partenariats entre différentes parties prenantes.
«Si on mène quelques actions ensemble, on peut arriver à une agriculture durable», a estimé Mona Chaya. La directrice adjointe du Programme alimentaire et agriculture durable de la Fao au Sénégal citera, entre autres, l’action sur la biodiversité, l’eau, les terres, les droits fonciers.
Cependant, appartient-il aux pays d’identifier leurs actions prioritaires. L’atelier de trois jours sur le thème «Nouvelle approche sur l’intégration de l’alimentation et de l’agriculture durable», ouvert hier, regroupe des officiels de 12 pays d’Afrique pour les former sur les méthodes et approches leur permettant d’intégrer les Odd dans les efforts nationaux de mise en œuvre du suivi de la déclaration de Malabo.
Le Sénégal est toujours en train de s’organiser et de se déployer pour mettre en place un programme qui lui permettra d’atteindre les Odd. Cela, en s’appuyant sur la transformation de son agriculture où le gouvernement fait beaucoup d’investissement, selon Alioune Ndiaye, directeur de Cabinet du ministre de l’Econo­mie, du plan et de la coopération.

ksonko@lequotidien.sn

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