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De retour des Etats-Unis d’Amérique, où il vient d’être couronné du Prix Afrimma, Dj Dollar a rencontré Le Quotidien pour exprimer sa satisfaction et indiquer la nouvelle marche qu’il veut donner à sa carrière.

Expliquez ce qu’est l’Afrimma, la compétition dont vous venez d’être récompensé aux Etats-Unis.
Afrima est une compétition musicale organisée chaque année en Amérique. Cette année-ci elle s’est déroulée il y a déjà quelques jours à Dallas au Texas, et grâce à Dieu, j’y ai remporté le trophée Afrimma Best African Dj.

Que veut dire Afrimma ?
Afrima signifie African music magazine awards. Et il prime tout ce qui est musique africaine. Mais c’est sur sélection. C’est-à-dire que chaque année, on fait des sélections dans toutes les catégories musicales, et cette fois-ci, il y avait beaucoup d’artistes qui participaient à la compétition. Au Sénégal, on avait sélectionné Viviane et Adiouza dans la catégorie des meilleures artistes féminines de l’Afrique de l’Ouest. Il y a aussi une partie exclusivement réservée au sport et dans cette catégorie, la Secrétaire générale sénégalaise de la Fifa, Fatma Diouf Samoura, et une basketteuse congolaise qui évolue en Nba ont été sélectionnées.

Et vous…
Je faisais partie de la catégorie des «best Dj» (meilleurs Dj). Et c’est la première fois qu’on sélectionnait un Dj francophone. Mais aussi je suis le premier Dj sénégalais à être choisi pour cette compétition qui concerne toute l’Afrique et qui se passe aux Etats-Unis d’Amérique. Donc, j’ai représenté non seulement le Sénégal mais aussi toute l’Afrique francophone et Dieu merci je suis venu avec le trophée décerné au best Dj.

Sur quelle base vous a-t-on choisi comme meilleur Dj africain 2018 ?
Il y a un certain nombre de critères qu’on prend en compte pour désigner le «Best Dj». On procède par vote et on considère aussi les différentes activités que le candidat a réalisées dans l’année, comme les tournées internationales, le critère de médiatisation, c’est-à-dire les interviews internationales et autres. Et moi j’ai eu à faire des interviews avec Cnn et des tournées à Luxembourg, Paris, Bruxelles, en Allemagne… Ils ont pris tout cela en considération pour faire de moi le meilleur Dj 2018, en dépit de «grosses têtes», surtout anglophones comme les Ghanéens, les Sud-Africains et les Nigérians.

Vous estimez-vous bien connu au Sénégal ?
On me connait mieux ici même. J’ai débuté ici et j’ai fait 10 ans de carrière. Je suis basé dans ce pays, le Sénégal. Ils m’ont choisi à partir de mes activités et j’étais même ici quand ils m’ont appelé pour me dire «Vous êtes nominé pour la compétition» (Afrimma).

Cette nomination vous a-t-elle surpris ?
Non, mais elle m’a donné beaucoup de joie ! Quand vous travaillez dans un domaine et qu’on vous appelle en vous disant que vous êtes parmi les meilleurs et que grâce à votre expertise, on vous sélectionne à une compétition… (Il ne termine pas sa phrase). Et ce trophée pour moi, c’est un début et un encouragement, car je l’ai remporté parmi les meilleurs Dj de l’Afrique comme Black coffee, qui va partout dans le monde, et Spinal entre autres. Et cela représente le fruit d’un travail bien fait et j’en ai tiré la leçon que je dois remettre les pendules à l’heure. Ce trophée je l’ai dédié à tous les Dj sénégalais qui travaillent beaucoup aussi, pour perpétuer le métier de Dj.

Est-ce que vous avez subi une formation ?
Oui j’ai appris le métier. Celui qui m’a formé est ici. C’est un ancien dans le milieu, et qui s’appelle Djibess. Il était le Dj de Xuman (rappeur) et d’autres artistes. Ils ont pris de l’âge maintenant, mais les gens de ma génération sont là et j’entretiens de très bonnes relations avec eux. On s’appelle et d’ailleurs ils m’ont joint par téléphone pour me féliciter.

Est-ce que vous avez une autre profession ?
J’ai une licence en fiscalité. Je n’avais pas négligé mes études pour devenir Dj. Je faisais les deux parallèlement, parce que je me disais qu’être Dj est une passion, et donc je n’avais pas à sacrifier ma formation en fiscalité. Quand j’ai eu ma licence, je n’arrivais pas à trouver une insertion et comme j’avais un atout dans le métier, je l’ai exploité et cela a marché.

Y’a-t-il dans ce pays des instituts de formation pour les Dj
Oui, il y a un institut qui s’appelle Mcu. Il se trouve au centre socioculturel de Ouakam. C’est Matador, Bathie et d’autres qui l’ont mis en place. C’est Djibess qui forme pas mal de gens là-bas, comme Dj Paul avec qui j’ai été formé. Et chaque mois, on fait un atelier auquel beaucoup de jeunes participent.

Avez-vous un projet aujourd’hui en tant que «Best Dj 2018» en Afrique ?
Mon projet actuellement est de revaloriser la culture urbaine sénégalaise, la faire sortir partout dans le monde. Je veux aussi passer de Dj simple au Dj producteur et j’ai noué des relations avec des artistes et des Dj de renom, comme Fally Ipupa (artiste congolais de renom) et d’autres. Cela me permettra d’atteindre mon objectif. Vraiment, cette compétition m’a permis de développer mon carnet d’adresses.

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