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Le nouveau patron de l’Ums, qui a été élu au premier tour samedi à Saly, est un juge réputé libre. Malgré ce trait de sa personnalité qui pourrait être conflictuel, Souleymane Téliko rassure ses mandats de son engagement à servir la cause des magistrats dans un débat constructif.

Souleymane Téliko est élu président de l’Union des magistrats Sénégalais (Ums) de façon magistrale. Le président de la Chambre criminelle à la Cour d’appel de Thiès est passé au premier tour devant le président sortant Magatte Diop et Marième Diop Guèye, avocate générale près la Cour suprême. A la fin de ce vote, le juge a rendu hommage à son prédécesseur : «J’estime que quelle que soit l’appréciation qu’on peut faire du bilan global de ce bureau sortant, le simple fait qu’il ait accepté de s’investir pendant deux ans pour la cause commune mérite des encouragements et des félicitations. Je voudrais préciser que l’Ums compte travailler comme tous les bureaux sortants dans un esprit de partenariat avec tous les acteurs de la justice et en particulier avec la Chancellerie, les chefs de Cour, les avocats et tous ceux qui peuvent contribuer d’une manière ou d’une autre à l’amélioration de l’administration de la justice. Notre conviction, c’est dans le débat constructif et non dans la confrontation qu’on peut faire parvenir à faire des avancées significatives.» Bien sûr, il doit s’y atteler en remodelant son image qui le rapprocherait de l’intraitable Aliou Niane, ex-président de l’Ums. Décrit comme un magistrat libre, il pense que son attitude ne sera pas un obstacle pour collaborer avec le ministère de la Justice qui avait récemment failli le traduire devant le conseil de discipline pour violation de son obligation de réserve. «Il y aura aucun obstacle. Je dis que notre credo, c’est que la justice devra se construire dans le dialogue, pas dans la confrontation. Liberté de ton ne veut pas dire relation conflictuelle, l’Ums devra travailler en toute indépendance, mais également dans le respect des règles qui garantissent le respect harmonieux des règles de la justice», relativise M. Téliko.
Elu pour 2 ans, le juge Souleymane Téliko a de grands chantiers devant lui. Il dit : «Je reste persuadé que si le bureau adopte une démarche proactive et participative, il n’y a pas de raisons que nous ne connaissons pas des avancées significatives dans les défis importants qui nous attendent et qui ont pour noms renforcement de l’indépendance de la justice, installation de la transparence dans la carrière des magistrats, et de manière générale, amélioration des conditions de travail des magistrats. Nous ferons de notre mieux pour que dans deux ans nous puissions venir ici vous rendre compte de notre bilan.»

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