PARTAGER

Le Sénégal, en développant l‘Agence nationale d’insertion et de développement agricole (Anida), a fait un pas significatif dans le cadre de l’employabilité des jeunes dans le secteur agro-sylvo pastoral et halieutique, estime Alain Sy Traoré, directeur de l’Agriculture et développement rural de la Commission de la Cedeao.

En termes de promotion de l’emploi des jeunes, des initiatives ont été développées, au cours de ces dernières années au Sénégal. Entre autres, le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’équipement rural, Dr Dogo Seck, a énuméré hier le Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac), l’Agence nationale de promotion de l’emploi des jeunes (Anpej) ainsi que l’Agence nationale d’insertion et de développement agricole (Anida).
Le directeur de l’Agriculture et développement rural de la Commission de la Cedeao en déduit qu’il y a «une volonté politique au Sénégal». Pour Alain Sy Traoré, le Sénégal, en développant l’Anida, a fait le pas le plus significatif dans l’employabilité des jeunes dans le secteur agricole. «Le fait d’avoir une structure spécifiquement dédiée et pilotée par la ministère de l’Agriculture, nous pensons à la Cedeao, que c’est un cas d’expérience, de bonne pratique que nous voulons, à travers la stratégie régionale de la Cedeao sur l’employabilité des jeunes dans le secteur agro-syvo pastoral et halieutique, partager avec les Etats membres et ceux qui le souhaitent, pourront s’en inspirer pour avoir plus d’impact», soutient M. Traoré. Car explique-t-il, «le plus important aujourd’hui, c’est d’avoir plus d’impact, parce qu’on dit que 70% de la population sont jeunes et 50% d’entre eux n’ont pas d’emploi. Si on fait les petites expériences isolées, cloisonnées et qu’on ne démultiplie pas les efforts, pour un impact massif, on n’aura pas les résultats escomptés et on sera toujours spectateur des drames que nous voyons dans les océans ou des jeunes qui s’engagent dans des mouvements terroristes, dans la criminalité…».
Dr Seck indique ainsi que «l’Anida, qui se focalise sur la création d’emploi pour les jeunes, a montré après quelques années d’exercice, qu’il est possible de fixer les jeunes dans leur terroirs, de leur faire gagner des revenus mensuels de plus de 300 mille francs Cfa, l’équivalent de cinq fois plus de ce que gagnent des jeunes qui viennent dans les villes pour avoir des emplois précaires. Cette agence a montré finalement qu’il est possible de renverser la tendance, de passer d’un exode rural à un exode urbain par la création d’opportunités».
Le Secrétaire général du Maer présidait hier l’atelier de validation technique de la stratégie régionale de la Cedeao sur l’employabilité des jeunes dans le secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique.
Grâce au soutien de la coopération suisse, ce projet de document de stratégie devrait être amendé, validé et mis en œuvre au profit des millions de jeunes qui attendent des emplois rémunérateurs et durables.
L’adoption de cette stratégie constitue une étape importante, selon l’ambassadrice de Suisse au Sénégal. Car, espère Mme Weichelt Krupski Marion, la région disposera d’un cadre claire pour traiter le problème de l’employabilité des jeunes dans le secteur agricole.
Les organisations paysannes de la région souhaitent tout de même que ce cadre prenne en compte les exploitations familiales qui, d’après Mamadou Cissokho, président d’honneur du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr), continuent de produire.
dialigue@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here