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L’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) a soufflé hier sa première bougie. A cette occasion, Abdoul Mbaye et ses camarades ont organisé un panel sur les enjeux des prochaines Législatives. Selon l’ancien Premier ministre, ce qui se trame du côté du pouvoir n’augure pas des lendemains meilleurs. «Il y a réduction de l’importance de l’enjeu. C’est un vote pour une Assemblée nationale qui ne pourra siéger pratiquement qu’une session unique et qui sera vraisemblablement dissoute malgré la prochaine élection présidentielle de 2019. Il y a deux hypothèses possibles : La première est que Macky Sall devienne Président, ce n’est vraiment pas celle que je souhaite. Et s’il l’est, il va dissoudre l’Assemblée pour avoir une majorité raisonnable. Deuxième hypothèse, le président de la République voudra aussi avoir une majorité confortable pour mettre en œuvre son projet politique», analyse le président de Act pour qui, en conséquence, l’enjeu n’est pas de constituer une Assemblée nationale. Abdoul Mbaye croit savoir que l’idéal pour Macky Sall, c’est de favoriser «un contexte qui facilite l’atteinte de l’objectif qu’ils se sont fixé». D’ailleurs, souligne-t-il, «c’est pour la première fois qu’il y a une élection législative qui va permettre de constituer une Assemblée nationale après 5 années au pouvoir exercé par un Exécutif».
Abdoul Mbaye de préciser : «Nous n’allons pas en coalition avec des partis qui ont la même conception politique que nous. Nous allons avec des partis qui n’ont pas été impliqués dans ce que l’on conteste dans la façon de gérer les affaires de l’Etat. Par contre, on n’exclut pas d’être avec des personnalités marquantes qui ont quitté ces partis et qui acceptent une nouvelle manière de faire la politique parce qu’elles ont sues tirer les leçons de leur propre pratique.»

justin@lequotidien.sn