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Si en milieu urbain les équidés servent à transporter humains et marchandises, en campagne ils sont indispensables dans les pratiques culturales. L’étude menée par l’Ong Brooke sur la contribution économique des équidés a montré que plus de 90% des ménages possèdent des chevaux et plus des 66% possèdent des ânes en zone rurale. Les superficies qu’il serait possible d’emblaver en l’absence de traction équine baisseraient globalement pour l’arachide de quelque 75%, avec la plus faible réduction à Ndangalma (35%) et la plus forte à Paoskoto (88%), souligne l’étude.
Pour le mil, les surfaces emblavées suivent à peu près les mêmes réductions que pour l’arachide, avec une baisse globale des productions de 45% par rapport à l’utilisation de la force de traction animale. La production de maïs accusera une réduction des superficies cultivées de 55% et une baisse de la production de 46%. Pour le niébé, ces réductions seront respectivement de 41 et 30% pour les surfaces cultivées et les productions. Au total, les pertes monétaires engendrées seraient très élevées. «La valeur estimée des pertes annuelles de production est en moyenne sur l’ensemble des sites de 945 mille F Cfa, soit 67% de la valeur des productions agricoles. Elle varie de 64 mille 500 F Cfa à Ndangalma à 2 millions 447 mille F Cfa à Paoskoto et représente entre 19% (Ndan­galma) et 75% (Paoskoto) de la valeur des productions agricoles», note l’étude.
mamewoury@lequotidien.sn

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