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En s’inscrivant dans la même logique que ses confrères, Me Aliou Cissé a plutôt mis l’accent sur la prescription. D’après lui, c’est en 2017 que les actes reprochés aux prévenus, dans la période de 2011 à 2014, ont été évoqués. «Je ne sais pas si c’est la précipitation ou la main invisible, mais on ne peut pas retenir cet acte dans cette procédure», a dit l’avocat. Il a aussi sollicité la nullité de la procédure qui, selon lui, est frappée de prescription. Me Bamba Cissé fonde sa demande de nullité sur les dispositions de l’article 5 de l’Uemoa et l’article 55 du code de procédure pénale qui parlent de la violation des droits de la défense. A en croire l’avocat, son client Mbaye Touré a été entendu le 14 février 2017, donc «après son interpellation». «Mais au cours de son audition, il n’a pas été assisté par son avocat ni informé de ce droit par le garde. Un cas similaire s’état posé à Thiès et le Tribunal de grande instance de la Capitale du Rail avait annulé la procédure. Dans cette affaire, les droits de la défense ont été violés», déplore Me Bamba Cissé. Il a formulé sa requête dans le sens d’une annulation de la procédure. Alors que Me Seydou Diagne, au nom de la défense de Khalifa Sall, demande que la procédure soit déclarée «nulle et de nul effet».
justin@lequotidien.sn

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