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Le réseau Siggil jiggen prépare déjà l’application effective de la loi sur la santé de la reproduction portant sur la planification. En partenariat avec la direction de la Santé de la reproduction et de la survie de l’enfance, les membres du réseau et d’autres acteurs ont validé un plan opératoire du décret d’application de cette loi qui a trop traîné – 12 ans – dans les coulisses de l’Administration.

Le Sénégal dispose d’une loi sur la santé de la reproduction portant sur la planification familiale depuis 2005. 12 ans après, les acteurs attendent toujours le décret d’application. «Assez de temps perdu», soutient Safiétou Diop Fall, présidente du réseau Siggil jiggen. Le réseau des femmes, en partenariat avec la Direction de la santé de la reproduction et de la survie de l’enfant  (Dsrse), a dû proposer un projet de décret au ministère de la Santé et de l’action sociale. Un projet de décret «très en avance» dans le processus administratif en vue de sa signature, selon Bocar Daff qui annonce le décret d’application prochainement.
Ce n’est pas tout, un «draft» du plan opératoire du décret d’application a été aussi élaboré et validé à l’issue d’un atelier tenu hier, avec tous les acteurs. Un plan d’opérationnalisation qui prévoit  d’une part, une campagne de sensibilisation pour amener l’autorité à signer rapidement le décret, et d’autre part la vulgarisation du décret une fois signé, consistant à expliquer les dispositions législatives réglementaires aux acteurs de la santé. Ces acteurs qui veulent lutter contre la mortalité maternelle et s’assurer de la capture du dividende démographique et permettre au Sénégal d’honorer ses engagements vis-à-vis de la communauté internationale veulent ainsi anticiper pour que dès la sortie du décret, qu’ils sachent quoi faire, à quel niveau le faire, avec quels moyens et quelles cibles pour aller rapidement à l’essentiel.

Avec la loi, l’agent communautaire pourra offrir des
services en Pf 
Mais qu’en est-il de cette loi Sr portant sur la Pf ? Pour la présidente du réseau Siggil jiggen, elle sécurise les agents de santé qui, selon elle, sont assises sur des œufs. «Il y a certaines décisions qu’ils ne peuvent pas prendre actuellement en matière de santé de la reproduction, surtout en matière de planification familiale», explique-t-elle. Aussi, indique-t-elle, du point de vue pratique, les agents communautaires de base n’ont pas le droit d’offrir des services de contraception. En plus de ce fait, il y a la question de «l’adhésion du mari et autres qui sont des goulots d’étranglement qui freinent le travail du personnel de santé», estime-t-elle.
Avec le décret d’application signé, la loi sera effective et va permettre la matérialisation des trois principes contenus dans cette loi, à savoir la démédicalisation, la démocratisation et la décentralisation. «Nous pensons que cela va booster l’énergie des prestataires de services. Ils pourront prescrire des services contraceptifs à tous les niveaux, jusqu’à la base de la pyramide sanitaire. Des agents de santé auront le droit de permettre aux populations d’accéder à la Pf», s’est réjouie la présidente du réseau Siggil jiggen.
Il faut dire que cet atelier entre dans la mise en œuvre des activités d’Advance family planning (Afp). Afp est une initiative de Bill et Milinda Gates, regroupant des champions de Pf et appuie l’accès à la planification familiale volontaire.
ndieng@lequotidien.snLe réseau Siggil jiggen prépare déjà l’application effective de la loi sur la santé de la reproduction portant sur la planification. En partenariat avec la direction de la Santé de la reproduction et de la survie de l’enfance, les membres du réseau et d’autres acteurs ont validé un plan opératoire du décret d’application de cette loi qui a trop traîné – 12 ans – dans les coulisses de l’Administration.

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