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Après avoir réussi à introduire l’énergie solaire dans le parc de production à hauteur de 20%, la Senelec est allée chercher l’expérience du français Edf et du Réseau français des distributeurs, Enedis, pour renforcer la gestion de son réseau de distribution.

Après avoir réussi à diversifier ses sources de production, la Senelec se préoccupe de la gestion de son réseau de transport. Pour ce faire, la société est allée chercher l’expérience du français Edf. Les deux entités ont signé hier des conventions de partenariat. Selon le directeur général de la Senelec, il s’agit d’offrir la même qualité de service pour les clients de Senelec et ceux d’Edf en termes de disponibilité et de coût. «Dans le domaine de la production, des avancées notables ont été faites. On est parti d’un parc essentiellement thermique il y a cinq ou six ans à un parc qui fait la place à de l’énergie renouvelable pour au moins 20%, avec des centrales solaires». Mais selon M. Cissé, cette nouvelle donne implique de nouvelles dispositions en termes de résilience des réseaux. «L’intermittence des énergies, c’est une problématique technique qu’il faut savoir gérer pour pouvoir assurer la disponibilité de l’énergie. Si c’était une question de juste mettre des plaques et avoir de l’énergie solaire tous les jours, tout le pays serait électrifié depuis longtemps. Mais ça impacte négativement la résistance des deux réseaux parce qu’elle est intermittente.»
Du coup, explique M. Cissé, il faut développer la technologie pour mieux développer ces réseaux et mieux les gérer. «Les réseaux intelligents, les smartgrids, ce sont des réseaux qui permettent en temps réel de détecter les anomalies sur le réseau et de réagir pour que le client ne sente jamais les perturbations». Ainsi, la coopération nouée avec Edf international network et Enedis, le Réseau français des distributeurs d’électricité, va permettre au Sénégal de profiter de l’expérience française en la matière. «Ce partenariat avec Edf et Enedis, ce ne sont pas des accords commerciaux, mais des accords de partenariat pour des échanges, la réflexion pour l’échange d’expériences. Nous serons à la bonne école pour apprendre, mais ils apprendront également de nos difficultés», souligne Mouhamadou Makhtar Cissé.
Pour le président du directoire d’Enedis, M. Philippe Monloubou, ce partenariat vise à apporter les solutions qui conviennent et qui permettent d’intégrer massivement les énergies renouvelables. «C’est un travail sur l’avenir parce que l’innovation se fait avec des enjeux de formation et d’innovation sur lesquels il faut absolument travailler ; d’où l’importance de pouvoir associer à cette transformation les acteurs que sont les opérateurs de réseau, mais aussi tout l’écosystème qui doit y être associé. C’est pour cela que cet accord de coopération est technique et générateur de valeurs, mais aussi stratégique qui engage Senelec et ses partenaires dans la transformation du Sénégal et de ses infrastructures dans la transition énergétique», souligne M. Monloubou.
A l’heure des objets connectés, la Senelec est déjà embarquée dans le train technologique à travers sa filiale Akilee. La société, détenue à 34% par la Senelec, offre aux producteurs et consommateurs les moyens de maîtriser leurs dépenses énergétiques.

Emprunt obligataire de Senelec : «Une belle réussite», selon le directeur
L’emprunt obligataire lancé par la Senelec a été clôturé mardi dernier. Selon son directeur général, Mouhamadou Makhtar Cissé, «l’opération a été réussie». Le Dg de la Senelec informe que les cabinets Impaxis et Cgf Bourse qui ont mené l’opération donneront les résultats dans les prochains jours. Mais déjà, il signale que «l’opération a été une belle réussite parce que les Sénégalais, personnes physiques, ont beaucoup souscrit. J’ai même vu des souscriptions de 25 mille F. Cela veut dire que ce sont des souscriptions du cœur, des gens qui ont voulu adhérer au projet Senelec», se réjouit M. Cissé.

mamewoury@lequotidien.sn

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