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Les centrales solaires poussent comme des champignons ainsi que les installations sur le photovoltaïque depuis quelque temps au Sénégal. Cela, sans une maîtrise parfaite ou un contrôle du matériel utilisé et des installations elles-mêmes. «Il y a la dégradation des panneaux qui viennent de partout. Nous sommes en train de travailler avec nos partenaires pour mettre en place un centre de test qui va permettre de qualifier des modules sur le photovoltaïque, dire si ces panneaux sont bons ou pas, mais aussi accompagner dans la maintenance», a expliqué hier Fadel Kébé, chef de projet. Il s’exprimait lors du lancement du programme de formation et de recherche dédié aux énergies renouvelables en Afrique de l’Ouest.
«Si l’on n’anticipe pas sur la recherche pour voir la meilleure stratégie à mettre en place pour intégrer ces énergies renouvelables dans les réseaux, on risque d’avoir des perturbations au niveau du réseau», alerte M. Kébé.
Le programme permettra de mettre en place une politique pour intégrer ces énergies renouvelables dans le bouquet énergétique et des stratégies beaucoup plus orientées vers le stockage pour éviter des perturbations. «Nous allons aussi réfléchir en amont pour les investisseurs afin de les doter d’outils d’aide à la décision», a ajouté le chef de projet qui porte sur trois volets. Le premier vise la formation de 100 agents en activité et 100 techniciens sur les énergies renouvelables, dans le domaine de l’électricité et du bâtiment. A terme, les bénéficiaires seront à même de respecter les normes de sécurité et de qualité dans les installations électriques.
Le deuxième volet porte sur la recherche, alors que le troisième est un soutien technique aux entreprises pour protéger les appareils qu’ils importent. En partenariat avec l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne qui est la Confédération du patronat des énergies renouvelables, l’Ecole polytechnique supérieure de Thiès est en train de mettre en place, dans le cadre du programme, un centre test de système photovoltaïque solaire qui, à terme, permettra de faire des expertises au niveau du centre, mais aussi d’aller sur le terrain et les centrales pour regarder la qualification et travailler sur le label.
L’idée, explique Thierry Déau, président de Méridiam, société française évoluant dans le domaine des énergies renouvelables, c’est de faire du Sénégal un centre d’excellence pour les énergies renouvelables qui pourra rayonner sur toute l’Afrique. Il s’agit d’un financement de 120 millions de francs Cfa par an.
ksonko@lequotidien.sn

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