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C’est par la méthode forte que les travailleurs du Petit train de banlieue (Ptb) ont démarré leur mouvement d’humeur mercre­di. «C’est le secrétariat  qui s’est réuni pour prendre ses responsabilités afin de faire face à l’Apix et notre décision est irréversible», a fait savoir au premier jour de grève Momar Sall, Secrétaire général du Syndicat des travailleurs. Ces travailleurs s’étaient donné rendez-vous mercredi à Rufisque où ils ont immobilisé le train sur la voie, rendant impossible la liaison Rufisque-Dakar. «Nous avons décidé de  bloquer la voie principale et ainsi que ce soit Gfo ou  Séfics, aucun train ne va circuler», a poursuivi M. Samb. Ces travailleurs s’insurgent à travers cette grève de 48 heures contre l’Apix qui n’a respecté aucun des engagements ; notamment sur celui portant sur la compensation financière. «L’Apix avait saisi le Ptb lors du démarrage des chantiers de Ter. Consciente des désagréments que les travaux du Ter allaient causer, l’Apix s’était engagée à compenser les pertes financières de la Ptb qui s’élèvent à 400 millions. Ces engagements n’ont jusque-là pas été respectés», a soutenu le Secrétaire général, faisant savoir que la société Ptb a respecté pour sa part tous ses engagements dans le protocole les liant à l’Apix. « Si rien n’est fait, nous allons perturber les travaux du Ter», a menacé pour sa part  Abdou Khadre Djeylani Diop, chargé de communication du syndicat. En immobilisant la locomotive en un point de passage stratégique des engins du Ter, les travailleurs ont en effet nettement démontré leur capacité de nuisance. Suffisant ainsi pour demander au chef de l’Etat de venir arbitrer ce différend. «On a accepté avec le régime de Macky Sall ce qu’on avait refusé à Abdoulaye Wade qui pourtant  avait débloqué 18 milliards francs pour l’achat de wagons, machines et autres. Aujourd’hui c’est lui-même que nous interpellons pour qu’il règle le problème», a laissé entendre M. Diop. Décidés à poursuivre le plan d’actions dont le premier acte est cette grève de 48 heures (mercredi et jeudi), les syndicalistes n’excluent pas une inactivité à l’occasion du Ma­gal. «Imaginez un Magal sans train. Ce serait inédit mais dans notre combat nous n’excluons rien», a assuré le chargé de la communication. En attendant, les usagers du Ptb devront faire recours à la route en espérant une issue rapide du mouvement d’humeur des travailleurs du Ptb.
abndiaye@lequotidien.sn

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