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Monsieur le président de la République, pour avoir connu les pires déboires sous le règne du régime sortant, les travailleurs des Industries Chimiques du Sénégal voyaient en votre élection à la tête du pays, l’arrivée d’un redresseur des torts et l’incarnation de l’Etat protecteur, synonyme de la fin d’un calvaire vécu pendant plus d’une dizaine d’années et qu’ils continuent malheureusement de vivre sous votre magistère à leur grand dam.
En effet, Monsieur le Président, votre avènement à la tête de l’Etat a fait naitre chez ces travailleurs, l’espoir d’être rétablis dans leur droit, suite à la perte d’un bien chèrement acquis à la sueur de leur front : le terrain TF n° 1136 R, sis à Kounoune. Et comble de malheur pour ces travailleurs des Industries chimiques du Séné­gal, ce déboire est venu s’ajouter au précédent vécu quelques années auparavant (la fameuse crise financière des Ics), qui leur fait perdre toute possibilité d’endettement auprès des banques de la place aux fins de satisfaction de ce besoin capital pour tout père de famille : l’acquisition de logement. En effet, expropriés de ce terrain acheté à l’ex-Biao, devenue aujourd’hui Cbao depuis 2003, les travailleurs des Ics membres de la coopérative d’habitat attendent toujours d’être indemnisés. Cette indemnisation est toujours suspendue par les pesanteurs administratives, malgré une décision de justice qui les a rétablis dans leur droit depuis 2012. L’attente est devenue plus que douloureuse, quand ils assistent aux manquements ou à la faiblesse des services qui ont décidé de l’expropriation. En effet, leur autorité a failli car, après avoir exproprié les travailleurs des Ics, lesdits services ont permis à d’autres Sénégalais d’occuper le terrain et d’y bâtir des immeubles, comme pour narguer ceux-là (les propriétaires légitimes du terrain) dont le légalisme, c’est-à-dire le respect des lois de la République, n’a jusqu’ici pas permis d’obtenir l’indemnisation intégrale.
Monsieur le Président, cet espoir attaché à votre illustre personne, les travailleurs des Ics le fondent sur deux raisons simples : i) en vous adressant ce énième cri du cœur, ils pensent en toute logique que votre élection à 65% à la tête de l’Etat, à laquelle ils ont apporté leur modeste contribution, vous la devez en grande partie aux brimades et injustice subies pour avoir simplement, en tant patriote, posé un acte républicain (une de vos prérogatives) consistant à convoquer un concitoyen, fut-il le fils du chef de l’Etat, pour venir éclairer le Peuple sur la gestion de l’argent du contribuable qui lui était alloué dans le cadre de l’exercice de ses fonctions. Qui d’autre que vous est mieux placé pour comprendre la détresse de ces centaines de travailleurs qui attendent d’être indemnisés pour se loger avec les membres de leur famille ?
ii) le sens élevé de l’empathie que vous ne cessez de manifester à vos concitoyens à travers les mesures sociales telles que la Couverture médicale universelle, les bourses familiales, le maintien du plan sésame, le relèvement des indemnités de retraite, le rétablissement dans leurs droits des habitants de la cité Tobago, la promesse d’un générateur d’oxygène et d’une unité de dialyse faite à la polyclinique Sokhna Mariama Bousso, etc. Cette batterie de mesures, loin d’être exhaustive, constitue le catalogue d’actes nobles qui donnent espoir aux travailleurs des Ics, en attente d’un dénouement définitif de leur dossier en souffrance depuis 2012 au niveau de l’Agence Judiciaire de l’Etat. Le recours à la presse pour porter à votre connaissance notre situation, procède du doute qui subsiste chez ces travailleurs, quant à votre connaissance du dossier à travers des correspondances qui sont restées sans suite.
Monsieur le président de la République, les travailleurs gardent l’espoir que leur cri du cœur vous parviendra et qu’un dénouement heureux et définitif s’en suivra.
Le Président de la coopérative d’habitat des Ics
Abdoulaye SAGNA mfaye6512@gmail.com

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